Il est vrai qu’après la Sainte Communion, je recevais d’indescriptibles et mortelles souffrances. J’en étais réduite à l’état d’immobilité.

Mais je récupérais immédiatement

  • quand j’invoquais le nom de Jésus ou
  • quand je me rappelais que l’obéissance requérait que je ne reste pas dans cet état.

Je demandais parfois à mon confesseur la permission de m’abstenir de communier pour ne pas éprouver cette agonie de mort, mais il me demandait de recevoir le Sacrement quand même.

Cependant, en plusieurs occasions, je me suis abstenue, prévoyant la guerre que me feraient les démons. D’autres fois, je communiais sans préparation ou remerciements pour ne pas trop souffrir.

Dans les soirées, pendant que je priais ou que je méditais, les démons me terrifiaient et m’empêchaient de prier,

  • d’abord en éteignant ma lampe,
  • ensuite en émettant des bruits assourdissants ou des plaintes qui ressemblaient à celles de personnes mourantes.

Il est impossible de dire tout ce que ces chiens infernaux me faisaient

  • pour semer la terreur en moi ou
  • pour m’empêcher de faire de bons actes spirituels.

J’ai vécu cette cruelle épreuve durant trois ans, à l’exception d’un sursis d’environ une semaine, où les attaques étaient mitigées.

Quiconque n’a pas été appelé par Dieu à soutenir de tels combats aura probablement de la difficulté à croire que j’aie pu vivre de telles épreuves.