Ainsi je devenais muette intérieurement et toute confuse. Je désirais être seule dans la mesure du possible. Je confessais à Jésus mes faiblesses. Je demandais son aide et ses grâces pour être ponctuelle à exécuter ce qu’Il me demandait. Je confessais aussi que, par moi-même, je ne pouvais rien faire, si ce n’est le mal. Et malheur à moi quand ma pensée ou mon cœur occasionnellement se détournait de Jésus et s’intéressait à des personnes que j’aimais.

Vivement et brusquement, sa voix revenait alors et disait sur un ton sec : « Est-ce ceci ta manière de M’aimer ? Qui t’a aimée autant que Moi ? Sache que si tu n’arrêtes pas, Je Me retirerai et te laisserai seule, à tes propres moyens. »

À la suite de tels et si nombreux reproches, je sentais mon cœur se briser. Je ne pouvais que pleurer abondamment et implorer son pardon.

Un matin, après avoir reçu la Sainte Communion, Il me donna

  • une claire vision du grand Amour qu’Il avait pour moi,
  • ainsi qu’une vision de l’amour inconstant et volage que les créatures ont pour Lui.

Mon cœur fut totalement saisi. A partir de ce moment, j’étais incapable d’aimer qui que ce soit, si ce n’est Lui seul.