Ma préparation à la sainte Communion - Page 5
¹¹² Wanda Kowalska est née en 1920. Selon les informations de sa sœur aînée, Józefa Jasińska, née Kowalska, Wanda est entrée dans la Congrégation des Sœurs Ursulines du Cœur de Jésus Agonisant peu de temps avant la deuxième guerre mondiale. Pendant la guerre, elle a été déportée par les Allemands dans le Reich. À la Libération, elle n’est pas retournée en Pologne, mais elle a épousé un Anglais et l’a suivi en Angleterre.
¹²⁹ Mère Serafina – Salomea Kukulska (30 XI 1873 – 10 VI 1964) est entrée dans la Congrégation le 18 juillet 1894. Elle a d’abord été éducatrice, puis supérieure, successivement à Cracovie, Częstochowa et Walendów.
¹³³ Le père Kazimierz Dąbrowski s.j. (8 II 1890 – 16 IV 1976) a été ordonné prêtre le 29 mai 1920. Après six ans de travail dans son diocèse, il est entré, le 30 juillet 1926, dans la Société de Jésus où il a travaillé comme missionnaire, conférencier et confesseur.
¹⁴³ Sœur Filomena – Wiktoria Andrejko, née le 25 mai 1878, est entrée dans la Congrégation le 25 novembre 1894. Elle a été éducatrice, sacristine et économe dans la maison de Varsovie.
¹⁵⁶ Sœur Borgia – Jadwiga Tichy, née le 25 janvier 1887, est entrée dans la Congrégation en 1913 et a travaillé comme infirmière avant de devenir supérieure de la maison de Vilnius, puis de Walendów. Elle est morte à Wrocław le 26 avril 1970. Elle a été l’un des témoins au procès informatif de sœur Faustine.
¹⁶² Le 6 mars 1959, la Congrégation du Saint-Office a promulgué une notification (cf. Acta Apostolicae Sedis LI, 1959, p. 271) interdisant la diffusion du culte de la Miséricorde Divine selon les pratiques transmises par sœur Faustine. À la suite de cette décision, les tableaux de la Miséricorde Divine, peints d’après de la description de la vision de sœur Faustine, ont été enlevés de nombreuses églises et les prêtres ont cessé de prêcher sur cette forme de dévotion à la Miséricorde Divine. L’abbé Michał Sopoćko a reçu une sévère admonestation du Saint-Siège et a subi d’autres désagréments. Cette interdiction a également touché la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde : on a donc cessé d’y distribuer les images de Jésus Miséricordieux, les textes du Chapelet à la Miséricorde Divine ainsi que d’autres prières de sœur Faustine. Il semblait que la mission de sœur Faustine serait entièrement annihilée.
Avant que la maison de la Congrégation à Cracovie, où sœur Faustine était morte, ne prenne connaissance de cette notification, le tableau de la Miséricorde Divine avait été l’objet d’une grande vénération et il était entouré d’une multitude d’ex-voto suspendus en rangs serrés. Chaque troisième dimanche du mois, au cours de la sainte messe, les prêtres prêchaient sur la Miséricorde Divine. Le premier dimanche après Pâques, on y célébrait la fête de la Miséricorde Divine, à laquelle le cardinal Adam Sapieha avait attaché une indulgence de sept ans. Après l’interdiction du Saint-Siège, les sœurs se sont tournées vers Mgr Baziak, évêque ordinaire de l’archevêché de Cracovie, pour lui demander ce qu’elles devaient faire du tableau de la Miséricorde Divine, placé sur un autel latéral dans la chapelle des Sœurs et objet de la grande vénération des fidèles, et aussi ce qu’elles devaient faire concernant les célébrations en l’honneur de la Miséricorde Divine. Mgr Baziak leur dit alors de laisser le tableau de place, de ne pas empêcher les fidèles d’implorer des grâces devant ce tableau et de ne pas supprimer les célébrations qui avaient eu lieu jusque-là. C’est ainsi que le culte de la Miséricorde Divine dans les formes transmises par sœur Faustine, a résisté à l’épreuve du temps dans le petit centre de la Congrégation à Cracovie, rue Wronia, (actuellement rue Sœur Faustine), où reposent les restes mortels de sœur Faustine.
Le 30 juin 1978, le Saint-Siège a levé les interdictions contenues dans la notification du Saint-Office du 6 mars 1959. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié au sujet de sœur Faustine Kowalska la notification suivante (cf. AAS LXX,1978, p. 350), signée le 15 avril 1978 par le préfet, le cardinal Franin Šeper, et le secrétaire, Mgr Jérôme Hamer, o.p. :
« De divers endroits, spécialement de Pologne, également de la part de personnes faisant autorité, on a demandé si doivent être considérées comme étant toujours en vigueur les prohibitions contenues dans la Notification de la S. Congrégation du Saint-Office, publiée dans les AAS, 1959, p. 271, au sujet de la dévotion à la Divine Miséricorde sous les formes proposées par Sœur Faustina Kowalska.
Cette S. Congrégation, compte tenu des nombreux documents originaux qui n’étaient pas connus en 1959, des circonstances qui ont profondément changé et de l’avis exprimé par de nombreux Ordinaires polonais, déclare que les prohibitions contenues dans la Notification citée plus haut n’obligent plus. »
En réponse au Supérieur Général de la Congrégation des pères marianistes de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, qui avait demandé, des précisions sur la notification de 1978, le cardinal Franjo Šeper, a déclaré, le 12 Juillet 1979 : « Concernant la question [posée déans votre lettre], je vous informe que, par la notification du 30 juin 1978 (AAS LXX, 1978, p. 350), mûrie à la lumière de la documentation originale et grâce aux informations précises transmises par l’archevêque de Cracovie, le cardinal Karol Wojtyła, le Saint-Siège a décidé d’abroger les interdictions contenues dans la notification de 1959 (AAS, 1959, p. 271). Ainsi, on considère qu’il n’existe plus, de la part de la sainte Congrégation, d’obstacle à la diffusion du culte de la Miséricorde Divine sous les formes telles qu’elles ont été proposées par la religieuse susmentionnée [Faustine Kowalska]. » À l’heure actuelle, ce culte se répand avec une vigueur nouvelle et éveille l’intérêt grandissant des théologiens. La prédiction de sœur Faustine semble donc s’être réalisée.
¹⁶⁰ Dans la vie de sœur Faustine, la mission de fonder une nouvelle congrégation doit être vue à travers les épreuves de la nuit de l’esprit, comme le montre l’analyse structurale des descriptions des expériences qu’elle a vécues, où figurent les mêmes éléments que ceux dont parle saint Jean de la Croix dans La nuit obscure. Par ces épreuves, Dieu l’a élevée aux sommets de la mystique, montrant à travers elle la réalisation parfaite de la mission et de la spiritualité de la nouvelle congrégation.
Après la mort de sœur Faustine, l’idée de la nouvelle congrégation a été comprise et mise en pratique de diverses façons. Les uns intègrent la mission et la spiritualité de la nouvelle congrégation dans leurs anciennes structures. C’est le cas de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, qui, ayant reçu en héritage le message de sœur Faustine, a ajouté à sa mission originelle celle de proclamer et d’implorer la miséricorde divine pour le monde entier. Le 25 août 1995, la Congrégation a déclaré sœur Faustine sa cofondatrice spirituelle. D’autres ont fondé et continuent à fonder de nouvelles communautés pour mettre cette idée en pratique. La première d’entre elles est la Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux. C’est pendant la seconde guerre mondiale, à Vilnius, que l’abbé Michał Sopoćko et deux des sœurs parmi de leurs premiers membres (Jadwiga Osińska, Izabela Naborowska). Après leur arrivée en Pologne, les sœurs se sont établies à Myślibórz, et, le 25 août 1947, cette nouvelle Congrégation débuta la vie communautaire. Il y a aussi l’institut laïc de la Miséricorde Divine, également fondé par l’abbé Sopoćko, et dont l’organisateur était le père Leon Nowak s.j. Le charisme de sœur Faustine est répandu parmi les Ermites de la Miséricorde en Slovaquie, et par les Servantes de la Miséricorde Divine à Rybno. En outre, il existe, en Pologne et à l’étranger, différentes communautés, congrégations, confréries et apostolats qui entreprennent de faire connaître au monde le message de la Miséricorde Divine par leurs témoignages de vie, leurs actions, leurs paroles et leurs prières. Toutes les communautés de personnes consacrées, laïques, ainsi que les personnes qui poursuivent individuellement la mission de sœur Faustine, constituent le Mouvement des Apôtres de la Miséricorde Divine. Cette « nouvelle congrégation », née du charisme et de l’expérience mystique de sœur Faustine, tâche, chacune à sa manière, de rendre présent dans le monde l’amour miséricordieux de Dieu.
²³⁷ Sœur Antonina – Agata Grejwul, née le 13 septembre 1877, est entrée dans la Congrégation le 29 juin 1909, à Vilnius, où elle a séjourné jusqu’à la fermeture de la maison, en 1945. Au cours de la deuxième guerre mondiale, elle a été emprisonnée avec d’autres sœurs dans la prison de Łukiszki, à Vilnius, où, en tant que Letonne, elle n’est restée qu’un certain temps. Après l’évacuation des sœurs de Vilnius, elle a été envoyée à la maison de la Congrégation à Biała, près de Płock où elle est morte, le 22 janvier 1960.
²³⁸ Sœur Regina – Waleria Jaworska (28 XI 1905 – 27 IV 1984) est entrée dans la Congrégation en 1926. Elle a été l’un des témoins au procès informatif de sœur Faustine.
²⁴⁷ Le docteur Adam Silberg est né en 1896. De confession juive, il s’était converti au catholicisme. De 1937 à 1939, jusqu’au début de la seconde guerre mondiale, il a été le directeur de l’Institut de Santé Urbain de Prądnik, un immeurement appelé sanatorium (aujourd’hui, Centre hospitalier spécialisé Jean-Paul II). On ne sait rien de certain sur le sort du docteur Silberg à partir de début de la seconde guerre mondiale.
²⁶⁶ Sœur Felicja – Janina Żakowska, née en 1900, est entrée dans la Congrégation en 1926. Elle a d’abord été économe des maisons de Vilnius et de Cracovie. Ensuite, elle a été supérieure de la maison de Rabka, puis de Derdy. Elle a séjourné avec sœur Faustine dans les maisons de Vilnius et de Cracovie, de 1936 à 1938, et elle a été l’un des témoins au procès informatif de sœur Faustine. Elle est décédée à Wrocław, le 7 novembre 1975.
²⁶⁹ Sœur Chryzostoma – Maria Korczak (1892 – 19 VII 1982) est entrée dans la Congrégation en 1921. Elle y a travaillé comme éducatrice, puis comme infirmière. Elle a séjourné avec sœur Faustine à Vilnius et ensuite à Cracovie, peu de temps avant sa mort. Elle a été témoin d’office au procès informatif de sœur Faustine.
²⁷¹ Sœur Kajetana – Maria Bartkowiak, née le 19 janvier 1911, est entrée dans la Congrégation en 1933. Elle a séjourné avec sœur Faustine dans les maisons de Varsovie et de Cracovie, et elle a été l’un des témoins au procès informatif de sœur Faustine. Elle est morte à Wrocław le 20 mai 2010.
²⁷⁴ Sœur Damiana – Zofia Ziółek (18 X 1911 – 12 VI 1990) est entrée dans la Congrégation en 1927. Elle a séjourné avec sœur Faustine en 1932 à Płock, puis à Cracovie. Elle a été l’un des témoins au procès informatif de sœur Faustine.
²⁹⁵ Sœur Kornelia – Zofia Trzaska, née en 1888, est entrée dans la Congrégation en 1905 et y a travaillé comme cordonnière.
²⁹⁶ Le père Bonawentura Kadeja est né en 1906 et a été ordonné prêtre en 1932. Il appartenait à l’ordre des pères piaristes. Il a été supérieur du couvent de Cracovie, rue Pijarska, puis conseiller général et provincial. En 1965 et 1966, il a été juge au procès informatif de sœur Faustine. Il est mort le 13 septembre 1980.
³¹¹ Sœur Kaliksta – Helena Piekarczyk (30 III 1900 – 11 IX 1947) est entrée dans la Congrégation en 1920. Le 10 décembre 1934, elle est devenue maîtresse des novices, succédant à sœur Maria Józefa Brzoza, et elle a assuré cette fonction jusqu’au 8 septembre 1945.
³²⁹ Sœur Jolanta – Aleksandra Woźniak (1909 – 14 VI 1988) est entrée dans la Congrégation en 1929. Elle a travaillé comme éducatrice dans les maisons de la Congrégation, puis a été supérieure à Radom, à Częstochowa et à Cracovie.
³⁶¹ Sœur Dominika – Józefa Szymańska (28 XI 1875 – 15 XI 1937), est entrée dans la Congrégation en 1897. Elle a travaillé pendant trente ans comme cordonnière à la maison de Cracovie.
³⁹⁰ Sœur Tarczyja – Kazimiera Piotrowicz (1891 – 2 XII 1978) est entrée dans la Congrégation en 1912. Elle a exercé pendant un certain temps la fonction d’infirmière dans la maison de la Congrégation à Cracovie.
⁴⁰² Le père Andrzej Żukowicz s.j. (1886-1962) était un grand propagateur de l’Apostolat de la Prière et rédacteur du Messager du Cœur de Jésus. Au cours des années 1933-1957, il a été le secrétaire du provincial des jésuites. Il entretenait des relations très chaleureuses avec la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde.