Ma préparation à la sainte Communion - Page 3

1824 13. + Aujourd’hui, mon cœur tressaille de joie. Je désire tant que Jésus vienne dans mon cœur qui languit et brûle d’un amour de plus en plus fort !

Quand Jésus est arrivé, je me suis jetée dans ses bras comme un petit enfant. Je lui ai confié toute ma joie. Jésus a écouté tous mes épanchements d’amour. Quand je lui ai demandé pardon de ne pas m’être préparée à la Communion, tellement j’étais impatiente de partager au plus vite cette joie avec lui, Jésus m’a répondu : « La préparation avec laquelle tu m’as reçu dans ton cœur aujourd’hui m’est la plus agréable. Je bénis ta joie d’une manière particulière et rien ne la troublera en ce jour. »

[11] 14. + Aujourd’hui, mon âme se prépare avec beaucoup de soin à la venue du Seigneur, qui peut tout, qui peut me rendre parfaite et sainte. Je me prépare intensément à sa venue. Mais voilà que surgit une difficulté : comment vais-je la lui présenter? J’écarte aussitôt cette question : je lui présenterai cette difficulté comme mon cœur me le dictera.

Lorsque j’ai reçu Jésus dans la sainte Communion, mon cœur s’est écrié de toutes ses forces : « Jésus, transforme-moi en une autre hostie ! Je veux être une hostie vivante pour toi. Tu es le Seigneur, grand et tout-puissant, tu peux m’accorder cette grâce ! » Et le Seigneur m’a répondu : « Tu es une hostie vivante, agréable au Père céleste, mais médite sur ce qu’est une hostie – un sacrifice, ce qui veut dire… ? »

Ô mon Jésus, je comprends la signification de l’hostie, je comprends la signification du sacrifice. Je désire être une hostie vivante devant ta majesté, c’est-à-dire un sacrifice vivant qui se consume tous les jours en ton honneur.

Lorsque mes forces diminueront, la sainte Communion me soutiendra et me fortifiera. Je crains véritablement le jour où je ne pourrai pas communier. Mon âme puise dans la sainte Communion une force étonnante.

Ô vivante Hostie, lumière de mon âme !

[12] 15. + Aujourd’hui, mon âme se prépare à la sainte Communion comme à un festin de noces, où tous les invités resplendissent d’une indicible beauté. Et, moi aussi, je suis conviée à ce banquet. Pourtant, je ne vois pas en moi cette beauté, mais plutôt un abîme de misère. Cependant, bien que je me sente indigne de participer à ce festin, je vais me glisser sous la table, aux pieds du Seigneur, et je vais mendier les miettes qui tombent par terre. Si je m’approche de toi, Jésus, c’est que je connais ta grande miséricorde : je sais que ma misère viendrait à manquer bien avant que ne s’épuise la pitié de ton cœur. Voilà pourquoi je vais, au cours de cette journée, éveiller ma confiance en la miséricorde de Dieu.

1828 16. + Aujourd’hui, la majesté de Dieu m’enveloppe. Je ne sais comment mieux me préparer. Je suis totalement envahie par Dieu. Mon âme est embrasée par son amour. Je sais seulement que j’aime et que je suis aimée. Cela me suffit. Je m’efforce durant la journée d’être fidèle au Saint-Esprit et de répondre à ses exigences. Je m’efforce d’obtenir le silence intérieur pour entendre sa voix… Notes finales à un âge mûr. Après ses vœux perpétuels, elle a été nommée supérieure de la maison de Varsovie et elle a exercé cette fonction jusqu’en 1928. À la fin du mandat de la supérieure générale, mère Leonarda Cielecka, en 1928, elle a pris la direction de toute la Congrégation et l’a assurée pendant dix-huit ans. C’est sous sa direction que la Constitution de la Congrégation a été définitivement confirmée. Elle a fondé de nouvelles maisons, à Varsovie dans le quartier de Grochów, à Rabka, à Lviv (qui appartenait alors à la Pologne) et une filiale de la maison de Płock au village de Biała, à 10 km de Płock. Morte à Cracovie, le 15 novembre 1966, elle a été inhumée au cimetière de la Congrégation.

La maîtresse des postulantes était alors mère Janina – Olga Bartkiewicz. Née le 31 juillet 1858, elle est entrée dans la Congrégation le 10 décembre 1877 et a prononcé ses vœux perpétuels à Laval, en France, le 10 décembre 1885. À l’époque où la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde dépendait encore de la maison générale en France, mère Janina exerçait la fonction de vicaire générale pour les maisons de la Congrégation en Pologne. C’était une personne énergique et exigeante, parfois même despotique. Elle avait témoigné beaucoup de sollicitude aux jeunes religieuses, mais, en même temps, elle les dirigeait d’une main de fer, ce qui créait une atmosphère de crainte. Après avoir quitté la fonction de vicaire générale, elle a été, pendant un certain temps, maîtresse du noviciat et de la troisième probation. C’est pourquoi, durant toute sa vie, elle s’est crue autorisée à faire des remarques aux jeunes sœurs. Elle est décédée à Varsovie, le 1 juillet 1940.

²⁵ Dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, le noviciat dure deux ans. La première année, dite canonique, est consacrée à l’approfondissement de la vie intérieure et à l’apprentissage de la spiritualité de la Congrégation. Pendant cette période, la novice ne peut ni fréquenter une école, ni s’adonner à des études, ni remplir des tâches trop absorbantes. Au cours de la seconde année de noviciat, les novices peuvent, en plus de leurs exercices spirituels, s’adonner à des études ou bien travailler sous la direction des sœurs professes. Au bout de ces deux années, si l’essai s’avère concluant, aussi bien du côté de la Congrégation que de celui de la novice, celle-ci prononce des vœux temporaires pour une durée d’un an, et les renouvelle ensuite pendant cinq ans. Ce n’est qu’au bout ce ces cinq années de juniorat qu’elle peut être admise à prononcer ses vœux perpétuels.

qu’elle s’était évanouie parce qu’elle regrettait le monde. C’est seulement après sa mort que j’ai appris que son évanouissement était dû à bien autre chose que le regret de quitter le monde. »

de supérieure de différentes maisons et d’assistante de la supérieure générale. Elle est morte à Wrocław, le 3 décembre 1971.

d’ex-voto suspendus en rangs serrés. Chaque troisième dimanche du mois, au cours de la sainte messe, les prêtres prêchaient sur la Miséricorde Divine. Le premier dimanche après Pâques, on y célébrait la fête de la Miséricorde Divine, à laquelle le cardinal Adam Sapieha avait attaché une indulgence de sept ans. Après l’interdiction du Saint-Siège, les sœurs se sont tournées vers Mgr Baziak, évêque ordinaire de l’archevêché de Cracovie, pour lui demander ce qu’elles devaient faire du tableau de la Miséricorde Divine, placé sur un autel latéral dans la chapelle des Sœurs et objet de la grande vénération des fidèles, et aussi ce qu’elles devaient faire concernant les célébrations en l’honneur de la Miséricorde Divine. Mgr Baziak leur dit alors de laisser le tableau de place, de ne pas empêcher les fidèles d’implorer des grâces devant ce tableau et de ne pas supprimer les célébrations qui avaient eu lieu jusque-là. C’est ainsi que le culte de la Miséricorde Divine dans les formes transmises par sœur Faustine, a résisté à l’épreuve du temps dans le petit centre de la Congrégation à Cracovie, rue Wronia, (actuellement rue Sœur Faustine), où reposent les restes mortels de sœur Faustine.

Le 30 juin 1978, le Saint-Siège a levé les interdictions contenues dans la notification du Saint-Office du 6 mars 1959. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié au sujet de sœur Faustine Kowalska la notification suivante (cf. AAS LXX,1978, p. 350), signée le 15 avril 1978 par le préfet, le cardinal Franin Šeper, et le secrétaire, Mgr Jérôme Hamer, o.p. :

« De divers endroits, spécialement de Pologne, également de la part de personnes faisant autorité, on a demandé si doivent être considérées comme étant toujours en vigueur les prohibitions contenues dans la Notification de la S. Congrégation du Saint-Office, publiée dans les AAS, 1959, p. 271, au sujet de la dévotion à la Divine Miséricorde sous les formes proposées par Sœur Faustina Kowalska.

Cette S. Congrégation, compte tenu des nombreux documents originaux qui n’étaient pas connus en 1959, des circonstances qui ont profondément changé et de l’avis exprimé par de nombreux Ordinaires polonais, déclare que les prohibitions contenues dans la Notification citée plus haut n’obligent plus. »

En réponse au Supérieur Général de la Congrégation des pères marianistes de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, qui avait demandé, des précisions sur la notification de 1978, le cardinal Franjo Šeper, a déclaré, le 12 Juillet 1979 : « Concernant la question [posée déans votre lettre], je vous informe que, par la notification du 30 juin 1978 (AAS LXX, 1978, p. 350), mûrie à la lumière de la documentation originale et grâce aux informations précises transmises par l’archevêque de Cracovie, le cardinal Karol Wojtyła, le Saint-Siège a décidé d’abroger les interdictions contenues dans la notification de 1959 (AAS, 1959, p. 271). Ainsi, on considère qu’il n’existe plus, de la part de la sainte Congrégation, d’obstacle à la diffusion du culte de la Miséricorde Divine sous les formes telles qu’elles ont été proposées par la religieuse susmentionnée [Faustine Kowalska]. » À l’heure actuelle, ce culte se répand avec une vigueur nouvelle et éveille l’intérêt grandissant des théologiens. La prédiction de sœur Faustine semble donc s’être réalisée.

Après la mort de sœur Faustine, l’idée de la nouvelle congrégation a été comprise et mise en pratique de diverses façons. Les uns intègrent la mission et la spiritualité de la nouvelle congrégation dans leurs anciennes structures. C’est le cas de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, qui, ayant reçu en héritage le message de sœur Faustine, a ajouté à sa mission originelle celle de proclamer et d’implorer la miséricorde divine pour le monde entier. Le 25 août 1995, la Congrégation a déclaré sœur Faustine sa cofondatrice spirituelle. D’autres ont fondé et continuent à fonder de nouvelles communautés pour mettre cette idée en pratique. La première d’entre elles est la Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux. C’est pendant la seconde guerre mondiale, à Vilnius, que l’abbé Michał Sopoćko et deux des sœurs parmi de leurs premiers membres (Jadwiga Osińska, Izabela Naborowska). Après leur arrivée en Pologne, les sœurs se sont établies à Myślibórz, et, le 25 août 1947, cette nouvelle Congrégation débuta la vie communautaire. Il y a aussi l’institut laïc de la Miséricorde Divine, également fondé par l’abbé Sopoćko, et dont l’organisateur était le père Leon Nowak s.j. Le charisme de sœur Faustine est répandu parmi les Ermites de la Miséricorde en Slovaquie, et par les Servantes de la Miséricorde Divine à Rybno. En outre, il existe, en Pologne et à l’étranger, différentes communautés, congrégations, confréries et apostolats qui entreprennent de faire connaître au monde le message de la Miséricorde Divine par leurs témoignages de vie, leurs actions, leurs paroles et leurs prières. Toutes les communautés de personnes consacrées, laïques, ainsi que les personnes qui poursuivent individuellement la mission de sœur Faustine, constituent le Mouvement des Apôtres de la Miséricorde Divine. Cette « nouvelle congrégation », née du charisme et de l’expérience mystique de sœur Faustine, tâche, chacune à sa manière, de rendre présent dans le monde l’amour miséricordieux de Dieu.