Premier vendredi après la Fête-Dieu En 1938, la Fête-Dieu a eu lieu le 16 juin, le vendredi suivant était le 17 juin. [17 juin 1938]. Vendredi, dès le lendemain de la Fête-Dieu, je me suis sentie si mal que j’ai cru arrivé le moment que je désire tant. J’avais une forte fièvre et, dans la nuit, j’ai craché beaucoup plus de sang. Toutefois, le matin, je suis allée recevoir Jésus, mais il ne m’a plus été possible d’assister à la sainte messe. Dans l’après-midi, ma température est soudain tombée à 35,8°. Je me sentais si faible que j’avais l’impression que tout s’éteignait en moi. Cependant, quand je me suis plongée dans une profonde prière, j’ai compris que ce n’était pas encore le moment de ma délivrance, mais une épreuve plus pressante de mon Bien-aimé.

Lorsque j’ai rencontré le Seigneur, je lui ai dit : « Tu te joues de moi, Seigneur. Tu me montres la porte ouverte du ciel, et, de nouveau, tu me laisses sur la terre. » Le Seigneur m’a répondu : « Quand tu verras dans le ciel tes jours actuels, tu seras remplie de joie et tu voudras qu’il y en ait eu le plus possible. Je ne suis pas étonné, ma fille, que tu n’arrives pas à le comprendre maintenant, parce que ton cœur est rempli de douleur et qu’il languit après moi. Ta vigilance me plaît. Que ma parole te suffise : cela ne durera plus longtemps. » Et mon âme s’est retrouvée de nouveau en exil. Je me suis unie avec amour à la volonté de Dieu, me soumettant à ses décrets miséricordieux.

  • Les conversations que j’entends ici au sujet de choses du monde me fatiguent tellement que je me sens près de m’évanouir. Les sœurs qui me soignent l’ont remarqué, parce que cela se voit à l’extérieur.

  • Aujourd’hui Il est difficile d'établir la date de ce jour. À partir d'ici jusqu'à la fin du Petit Journal, sœur Faustine ne note plus de date précise, elle écrit seulement « aujourd'hui. » , j’ai vu la gloire de Dieu qui émane de ce tableau. Un grand nombre d’âmes obtiennent des grâces, mais elles ne le disent pas publiquement. Quoique les vicissitudes de ce tableau soient de toutes sortes, Dieu en reçoit de la gloire, et les efforts de Satan et des méchantes gens se brisent et sont anéantis. Malgré la malice de Satan, la miséricorde de Dieu triomphera dans le monde entier et sera vénérée par toutes les âmes.

J’ai compris que, pour que Dieu puisse agir dans l’âme, elle doit renoncer à agir de sa propre initiative. Sinon, Dieu ne réalisera pas en elle sa volonté.

Comme un violent orage arrivait, j’ai commencé à réciter ce chapelet. Soudain, j’ai entendu la voix d’une âme : « Je ne peux pas m’approcher dans l’orage, car la clarté qui sort de sa bouche me repousse, moi et l’orage » disait l’ange, en se plaignant à Dieu. J’ai alors compris quels grands ravages il devait accomplir par cet orage, mais j’ai compris aussi que cette prière était agréable à Dieu et que ce petit chapelet avait une très grande puissance.

J’ai senti qu’une âme très agréable à Dieu est revêtue par lui d’une nouvelle et plus grande dignité, et cela, malgré toutes sortes de persécutions. Mon cœur a été rempli d’une immense joie.

Les moments les plus agréables pour moi sont ceux que je passe en conversation avec le Seigneur au-dedans de moi. Je m’efforce, dans la mesure du possible, de ne pas le laisser seul. Il aime être toujours avec nous…

  • Ô Jésus, Dieu éternel, je te remercie pour tes innombrables grâces et tes bienfaits. Que chaque battement de mon cœur, ô mon Dieu, soit une nouvelle hymne d’action de grâces pour toi. Que chaque goutte de mon sang circule pour toi, ô Seigneur ! Mon âme est une hymne de gloire à ta miséricorde. Je t’aime, mon Dieu, pour toi-même.

Mon Dieu, bien que mes souffrances soient grandes et qu’elles se prolongent, je les reçois de ta main comme des dons magnifiques. Je les prends toutes, Jésus, même celles que d’autres âmes n’ont pas voulu accepter. Tu peux venir à moi, Jésus, et tout me demander, je ne te refuserai rien. Je te supplie seulement de me donner la force de supporter mes souffrances et de les rendre méritoires. Tout mon être est à toi ; fais de moi ce qui te plaît.

Aujourd’hui, j’ai vu dans le ciel le cœur très saint de Jésus, dans une grande clarté. De sa plaie jaillissaient ces rayons et ils se répandaient sur le monde entier.

Aujourd’hui, le Seigneur est venu me voir et m’a dit : « Ma fille, aide-moi à sauver les âmes. Tu iras auprès d’un pécheur agonisant et tu réciteras ce petit chapelet. Tu obtiendras ainsi qu’il ait confiance en ma miséricorde, parce qu’il est déjà dans le désespoir. »

Je me suis soudain trouvée dans une chaumière inconnue, où un homme d’un certain âge agonisait dans de terribles tourments. Son lit était entouré d’une multitude de démons et de sa famille en pleurs. Dès que j’ai commencé à prier, les esprits des ténèbres se sont dispersés en sifflant et en proférant des menaces contre moi. Cette âme s’est apaisée et s’est endormie dans le Seigneur, pleine de confiance. Au même instant, je me suis trouvée dans ma chambre. Comment cela se passe ? Je n’en sais rien.