Pentecôte En 1938, la fête de la Pentecôte a eu lieu le 5 juin. . Renouvellement de mes vœux. Je me suis levée beaucoup plus tôt que d’habitude et je suis allée à la chapelle, me plongeant dans l’amour de Dieu. Avant de communier, j’ai renouvelé mes vœux tout de suite, tout bas pour moi-même. Après la sainte Communion, j’ai été pénétrée de l’inconcevable amour de Dieu. Mon âme était en relation avec le Saint-Esprit, qui est le même Seigneur que le Père et le Fils. Son souffle a rempli mon âme de telles délices que je m’efforcerais en vain de faire comprendre au moins partiellement ce que mon cœur éprouvait. Pendant toute la journée, la présence de Dieu m’a accompagnée, où que je sois et quelle que fût la personne à qui je parlais. Mon âme était plongée dans une prière de remerciement pour ces grandes grâces.

  • Aujourd’hui, quand je suis sortie dans le jardin, le Seigneur m’a dit : « Retourne dans ta chambre, parce que je t’y attends. » Dès que j’y suis entrée, j’ai vu Jésus. Il était assis à la table et m’attendait. Il m’a regardée avec bienveillance et m’a dit : « Ma fille, je désire que tu sois maintenant, sinon cette promenade n’aurait pas été conforme à ma volonté. » Restée seule, je me suis immédiatement mise à écrire.

  • Lorsque je me suis plongée dans la prière et que je me suis unie à toutes les saintes messes qui étaient célébrées à cet instant dans le monde entier, j’ai imploré Dieu par toutes ces saintes messes d’accorder sa miséricorde au monde entier, en particulier aux pauvres pécheurs qui, à ce moment-là, étaient à l’agonie. Aussitôt, j’ai reçu intérieurement la réponse de Dieu : mille âmes avaient obtenu cette grâce, à la suite de la prière que je lui avais adressée. Nous ne connaissons pas le nombre d’âmes que nous devons sauver par nos prières et nos sacrifices ; c’est pourquoi il nous faut prier sans cesse pour les pécheurs.

Aujourd’hui, j’ai eu un assez long entretien avec le Seigneur. Il m’a dit : « Combien je désire le salut des âmes ! Ma secrétaire bien-aimée, écris que je désire communiquer ma vie divine aux âmes humaines et les sanctifier, pour que qu’elles veuillent bien recevoir ma grâce. Les plus grands pécheurs parviendraient à une grande sainteté, si seulement ils avaient confiance en ma miséricorde. Mes entrailles sont pleines de miséricorde ; elle est répandue sur tout ce que j’ai créé. Mon délice est d’agir dans l’âme humaine, de la combler de ma miséricorde et de la justifier. Mon Royaume sur la terre, c’est ma vie dans l’âme des hommes. Écris, ma secrétaire, que je suis moi-même, directement, le directeur des âmes, même si je les guide indirectement, par l’intermédiaire du prêtre, et que je conduis chacune à la sainteté par un chemin qui n’est connu que de moi. »

Aujourd’hui, la mère supérieure m’a rendu visite, mais elle est restée très peu de temps. Quand elle a regardé autour d’elle, elle m’a dit que tout, ici, était trop beau. En effet, les sœurs s’efforcent de me rendre mon séjour au sanatorium agréable. Cependant, toute cette beauté ne diminue en rien mon sacrifice, que, seul, Dieu voit et qui ne s’achèvera qu’au moment où mon cœur s’arrêtera de battre. Aucune beauté terrestre ou même céleste n’effacera le tourment de mon âme qui est vivant à chaque instant, bien qu’il soit intérieur. Ce tourment ne cessera que lorsque toi-même, Auteur de mon tourment, tu diras: « Assez ! » Rien ne pourra diminuer mon sacrifice.