• L’infinie bonté de Dieu dans la création des hommes. Ô mon Dieu, dans ta miséricorde, tu as daigné appeler le genre humain du néant à l’existence, et tu lui as généreusement fait don de la nature humaine et de la grâce. Mais cela ne paraît pas encore suffisant à ta bonté, et dans ta miséricorde, Seigneur, tu nous donnes la vie éternelle. Tu nous admets à ton bonheur éternel, tu nous fais participer à ta vie intérieure, et tu le fais seulement par ta miséricorde. Tu nous combles à ce point de ta grâce, uniquement parce que tu es bon et plein d’amour. Nous n’étions nullement nécessaires à ta béatitude, mais toi, Seigneur, tu veux partager ton bonheur avec nous. Cependant, l’homme n’a pas résisté à l’épreuve. Tu aurais pu le punir comme tu as puni les anges, en le rejetant à jamais, mais c’est là que s’est manifestée ta miséricorde : tes entrailles se sont émues d’une grande pitié et tu as promis de pourvoir toi-même à notre salut. C’est grâce à l’inconcevable abîme de ta pitié que tu ne nous as pas châtiés comme nous l’avions mérité. Que ta miséricorde soit adorée, ô Seigneur ! Nous la glorifierons durant tous les siècles. Et les anges ont été frappés de stupeur devant l’immense miséricorde que tu as manifestée aux hommes…

Sois adoré, Dieu miséricordieux, Notre Créateur et Seigneur tout-puissant ! Plongeant dans l’océan de ta Divinité, Nous te rendons gloire avec la plus profonde humilité.

À l’heure de l’épreuve, l’homme n’a pas résisté : À l’instigation du mauvais, il s’est rendu infidèle. Il a perdu ta grâce et tes dons, sa misère seule lui est restée : Larmes et souffrances, douleur et amertume, jusqu’à ce que dans la tombe il repose.

Mais, toi, ô Dieu miséricordieux, tu n’as point permis que l’humanité périsse ; Voilà que, dans ta bonté, tu lui promets un Rédempteur. Malgré notre grande malice, tu ne nous laisses pas désespérer : Tu envoies tes prophètes à Israël.

Cependant, nuit et jour, des profondeurs de sa misère et de ses péchés, Des profondeurs de ses grandes souffrances, l’humanité crie vers toi. Entends ses gémissements et ses pleurs, ô toi qui règnes dans les cieux,

Ô Dieu de pitié et de miséricorde !

L’homme a péché et n’est pas en état de demander pardon : Un abîme infini s’est ouvert entre Dieu et lui. Par la voix de sa misère, il crie : « Aie pitié de nous ! » Mais Yahvé demeure silencieux… et les siècles passent, l’un après l’autre.

L’humanité de plus en plus languit Après celui qui lui a été promis : « Viens, Agneau de Dieu, enlever nos méchancetés ! Tel un rayon de lumière, viens éclairer nos ténèbres ! »

Sans cesse, l’humanité crie vers toi, Seigneur des seigneurs, Vers ta pitié et ton inconcevable miséricorde : « Ô grand Yahvé ! par nos prières laisse-toi fléchir, Souviens-toi de ta bonté : pardonne-nous nos méchancetés. »