L’infinie bonté de Dieu dans la création des anges. Ô mon Dieu, tu es le Bonheur en toi-même et tu n’as nul besoin des créatures pour être heureux, parce que tu es de toi-même la plénitude de l’amour. Mais, par ton insondable miséricorde, tu appelles les créatures à l’existence et tu leur donnes part à ton bonheur éternel et à ta vie divine intérieure, Dieu Un et Trine. Dans ton inconcevable miséricorde, tu as créé les esprits angéliques et tu les as admis dans ton amour, dans ta divine intimité. Tu les as rendus aptes à aimer éternellement. Bien que tu les aies comblés si généreusement de l’éclat de la beauté et de l’amour, ta plénitude n’en a pas été diminuée, ô mon Dieu ! Leur beauté et leur amour ne t’ont pas non plus comblété, parce que tu es tout de toi-même. Et si tu leur as fait participer à ton bonheur, si tu leur permets d’exister et de t’aimer, ils le doivent uniquement à l’abîme de ta miséricorde, à ton insondable bonté qu’ils glorifient sans fin en se prosternant aux pieds de ta majesté et en chantant leur hymne éternelle : Saint, Saint, Saint…

Sois adoré, Dieu miséricordieux, Un dans la Très Sainte Trinité, Dieu infini et insondable…, ô Dieu inconcevable ! L’esprit des anges s’abîme en toi sans pouvoir te concevoir, Ainsi, sans fin chantent-ils : Saint…

Sois glorifié, ô toi, notre Créateur et Seigneur miséricordieux, Dieu inconcevable, tout-puissant et plein de pitié. Le but de notre existence est de t’aimer, Chantant notre hymne éternel : Saint…

Sois béni, Dieu miséricordieux, ô Amour éternel ! Au-dessus des cieux et des firmaments azurés, tu sièges. Ainsi la multitude des esprits purs te glorifie Chantant son hymne éternel : trois fois Saint.

Te contemplant face à face, ô mon Dieu, Je comprends qu’à l’existence tu pouvais appeler d’autres créatures avant eux. Cette grâce, je le vois, leur vient de ta seule miséricorde, Aussi, pleine d’humilité, je me prosterne devant toi.

Un des plus beaux esprits n’a pas voulu reconnaître ta miséricorde. Aveuglé par l’orgueil, il en entraîne d’autres à sa suite. Cet ange splendide devient un démon. Aussitôt, du haut du ciel, il est précipité en enfer.

« Honneur à la miséricorde divine ! » s’écrient les esprits fidèles. Avec bonheur ils ont passé l’épreuve de feu. « Gloire à Jésus-Christ, qui s’est abaissé ! Gloire à sa Mère, la Vierge humble et pure ! »

Après ce combat, les esprits purs plongent dans l’océan de la Divinité. Là, ils contemplent et adorent l’immensité de sa miséricorde. Là, ils sombrent dans sa beauté et son immense clarté, Là, ils découvrent la Trinité des Personnes et l’Unité de la Divinité.