- Je te salue, Amour caché, vie de mon âme. Je te salue, Jésus, sous l’humble apparence du pain. Je te salue, ma très douce Miséricorde qui te répands dans toutes les âmes. Je te salue, Bonté infinie qui déverses tout autour des torrents de grâces. Je te salue, Clarté voilée, Lumière des âmes. Je te salue, Source intarissable de miséricorde, Source très pure, d’où jaillissent pour nous vie et sainteté. Je te salue, délice des cœurs purs. Je te salue, seule Espérance des âmes pécheresses.
Ô mon Jésus, tu sais qu’il y a des moments où je n’ai ni pensées élevées ni inspiration de l’esprit. Je me supporte patiemment moi-même et je reconnais que je suis vraiment ainsi parce que tout ce qui est beau en moi est la grâce de Dieu. Je m’humilie alors profondément, je t’appelle à l’aide et la grâce de ta présence ne tarde pas à venir dans un cœur humble.
Ô vierge, fleur de toute beauté ! Tu ne resteras plus bien longtemps dans ce monde. Ô toi, ma pure Épouse, Comme ta beauté est ravissante!
Rien ne peut estimer Le prix de ta virginité. Ta clarté, que rien ne voile, Est courageuse, forte et invincible.
L’éclat du soleil de midi, lui-même S’assombrit et s’éteint devant le cœur d’une vierge. Non, je ne vois rien de plus grand que la virginité : Elle est une fleur née du cœur de Jésus.
Ô douce vierge, rose parfumée ! Ta vie, ici-bas, est parsemée de croix. Mais l’œil n’a pas vu et l’esprit point conçu Ce qui, dans le ciel, attend une vierge.
Ô vierge, lis blanc comme la neige ! Tu vis pour Jésus seul, Et le pur calice de ton cœur Est pour Dieu lui-même une agréable demeure.
Ô vierge ! Personne ne peut chanter ton hymne, En lui l’amour de Dieu se cache. Les anges eux-mêmes ne peuvent comprendre Ce que les vierges chantent à Dieu.
Ô vierge, fleur du jardin de l’Éden ! Tu éclipses toutes les lumières ici-bas, Et, bien que le monde ne puisse te comprendre, Humblement, il s’incline devant toi.
Le chemin de la vierge est jonché d’épines, Sa vie hérissée de diverses croix. Mais qui se montre intrépide comme elle ? Rien ne la brisera, car elle est invincible.
Ô vierge, ange terrestre ! Célèbre est ta grandeur dans toute l’Église. Devant le Tabernacle, tu montes la garde, Et, comme le Séraphin, tout entière tu te changes en amour.
Un jour, sur la véranda, j’ai senti qu’une personne éprouvait de grandes tentations concernant la sainte confession. Il lui semblait que le secret de la confession n’existait pas. Je connaissais bien l’état de son âme, mais je ne voulais pas engager la conversation. Lorsque nous sommes restées seules, cette personne s’est dévoilée et m’a tout raconté. Après un instant d’entretien, elle m’a dit : « Maintenant, je suis en paix ; beaucoup de lumière est entrée dans mon âme. »
Aujourd’hui, Jésus m’a fait savoir que je ne devais pas beaucoup parler à une certaine religieuse. Une grâce divine particulière m’a soutenue pendant cette conversation qui, sinon, n’aurait pas été à la gloire de Dieu.