• Pendant la sainte messe, j’ai su qu’un certain prêtre n’agit guère dans les âmes, parce qu’il ne pense qu’à lui. Aussi est-il seul et la grâce divine le fuit. Il s’appuie sur des choses extérieures et superficielles qui n’ont aucune signification aux yeux de Dieu. Et, comme il est très orgueilleux, il parle beaucoup pour ne rien dire, se donnant de la peine sans profit pour personne.

Il y a des moments de compréhension intérieure que me donne Jésus, et alors tout ce qui existe sur la terre est à mon service : mes amis et mes ennemis, le succès et l’adversité. Tout doit, bon gré, mal gré, être à mon service. Je ne pense pas du tout à eux, je tâche d’être fidèle à Dieu et de l’aimer jusqu’à m’oublier moi-même complètement. C’est Dieu lui-même qui prend soin de moi et combat mes ennemis.

Après la sainte Communion, quand j’ai fait entrer le Seigneur dans mon cœur, je lui ai dit : « Ô mon Amour, règne dans les replis les plus secrets de mon cœur, là où naissent mes pensées les plus secrètes, où toi seul, Seigneur, as accès, dans ce profond sanctuaire que la pensée humaine ne peut pas atteindre. Demeure ici, seul, et que tout ce que je fais à l’extérieur vienne de toi. J’aspire ardemment et je tends de toute la force de mon âme à ce que tu te sentes chez toi dans ce sanctuaire, ô Seigneur ! »

J’ai entendu ces paroles : « Si tu ne me liais pas les mains, j’enverrais beaucoup de châtiments sur la terre. Mais fille, ton regard désarme ma colère. Bien que ta bouche soit muette, tu me lances un appel si puissant que tout le ciel en est bouleversé. Je ne peux fuir devant ta demande, parce que ne me poursuis pas au loin, mais dans ton propre cœur. »

L’âme d’une jeune demoiselle est venue me voir pendant la nuit et m’a fait sentir sa présence en me faisant comprendre qu’elle avait besoin de mes prières. J’ai prié un moment, mais son esprit ne me quittait pas. Alors, je lui ai dit en pensée : « Si tu es un bon esprit, laisse-moi donc en paix, et les indulgences que j’obtiendrai demain seront pour toi. » Aussitôt, cet esprit a quitté ma chambre et j’ai su qu’il était au purgatoire.

Aujourd’hui, j’ai ressenti la Passion du Seigneur dans mon corps plus fortement que d’habitude. J’ai senti que c’était pour un pécheur agonisant.

Aujourd’hui, le Seigneur m’a à nouveau instruite de la manière dont je dois recevoir le sacrement de pénitence : « Ma fille, de même que c’est en ma présence que tu te prépares, de même, c’est à moi que tu te confesses. Je me cache seulement derrière le prêtre. Ne cherche jamais à savoir comment est le prêtre derrière lequel je me suis dissimulé. Dévoile ton âme pendant la confession comme tu le ferais devant moi, et je comblerai ton âme de ma lumière. »

Christ et Seigneur, tu me conduis au-dessus de tels précipices que je suis saisie de crainte quand je les regarde, mais, au même instant, je me blottis contre ton cœur et je suis remplie de paix. Près de ton cœur, je n’ai peur de rien. Dans ces moments de danger, je me comporte comme un enfant porté dans les bras de sa mère : lorsqu’il voit que quelque chose le menace, il resserre son étreinte autour du cou de sa mère et il se sent en sécurité.

  • Je vois parfois que des âmes me tendent des pièges, alors qu’elles ne devraient pas le faire. Je ne me défends pas, mais je me fie encore davantage à Dieu qui voit mon cœur, et je vois ces âmes se prendre elles-mêmes dans leurs filets. Ô mon Dieu, que tu es juste et bon !

– « Écris : je suis trois fois saint et je déteste le moindre péché. Je ne puis aimer une âme souillée par le péché. Mais, lorsqu’elle le regrette, ma générosité envers elle n’a pas de limites. Ma miséricorde l’embrasse et la justifie. Je poursuis de ma miséricorde les pécheurs sur tous leurs chemins, et mon cœur se réjouit quand ils reviennent vers moi. J’oublie l’amertume dont ils ont abreuvé mon cœur et je me réjouis de leur retour. Dis aux pécheurs qu’aucun n’échappera à ma main. S’ils fuient mon cœur miséricordieux, ils tomberont dans les mains de ma justice. Dis aux pécheurs que je les attends toujours, que je prête une oreille attentive aux pulsations de leur cœur quand il bat pour moi. Écris que je leur parle par le remords, par l’échec et la souffrance, par l’orage et par la foudre. Je leur parle par la voix de l’Église, mais s’ils rendent vaines toutes mes grâces, je commence à me mettre en colère contre eux , je les laisse à eux-mêmes et je leur donne ce qu’ils désirent. »

Ô mon Jésus, toi seul connais mes efforts. Il semblerait que j’aille mieux, mais seulement dans la mesure où je peux quitter mon lit pour aller sur la véranda. Je vois bien ce qui reste et je m’en rends parfaitement compte : malgré la sollicitude de mes supérieures et les efforts des médecins, mon état de santé ne cesse d’empirer. Mais ton appel me transporte de joie, mon Dieu, mon Amour, car je sais que ma mission commencera à ma mort. Ah ! comme je désire être délivrée de ce corps ! Ô mon Jésus, tu sais que, dans tous mes désirs, je veux toujours voir s’accomplir ta volonté. De moi-même, je ne voudrais pas mourir une minute plus tôt ni vivre une minute de plus ; je ne voudrais ni souffrir moins, ni souffrir davantage. Je désire seulement que s’accomplisse ta sainte volonté. Même si un immense enthousiasme et d’immenses désirs enflamment mon cœur, ils ne passent jamais avant ta volonté.

Je recours à ta miséricorde, ô Dieu clément, car toi seul es bon. Quoique ma misère soit grande et mes fautes nombreuses, j’ai confiance en ta miséricorde, parce que tu es le Dieu de miséricorde. Depuis des siècles, on n’a jamais entendu dire, et la terre et le ciel n’ont jamais vu qu’une âme confiante en ta miséricorde ait été déçue. Ô Dieu plein de pitié, toi seul peut me justifier, et tu ne me rejetteras jamais lorsque, contrite, je m’approcherai de ton cœur miséricordieux qui n’a jamais opposé de refus à personne, même au plus grand des pécheurs.

Aujourd’hui, j’ai été réveillée par un violent orage. La tempête faisait rage, la pluie s’abattait avec force, la foudre tombait à tout moment. J’ai commencé à prier pour que la tempête ne cause aucun dommage. Soudain, j’ai entendu ces mots : « Récite le chapelet que je t’ai appris, et l’orage s’arrêtera. » Aussitôt, j’ai commencé à dire le chapelet et, avant que j’aie eu fini de le réciter, l’orage a cessé d’un seul coup. J’ai entendu : « Par ce chapelet tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à ma volonté. »

Pendant que je priais pour la Pologne, j’ai entendu ces paroles : « J’aime particulièrement la Pologne, et, si elle obéit à ma volonté, je l’élèverai en puissance et en sainteté. C’est d’elle que jaillira l’étincelle qui préparera le monde à mon ultime venue. »