Forte tentation. Lorsque le Seigneur m’a fait savoir combien un cœur pur lui est agréable, cela m’a donné une connaissance plus profonde de ma misère. Puis, quand j’ai commencé à me préparer à la sainte confession, j’ai été assaillie par de fortes tentations contre les confesseurs. Je n’ai pas vu Satan, mais je l’ai senti, ainsi que son immense rage. « Un confesseur est un homme ordinaire. » – « Mais non ! Il est investi de la puissance divine. » – « Oui, à cause de ses péchés, ce n’est pas difficile, mais dévoiler les moindres secrets de son cœur, rendre compte de l’action de la grâce divine, parler de chaque exigence de Dieu, de tout ce qui se passe entre Dieu et moi, dire tout cela à un homme, c’est au-dessus de mes forces ! » Je sentais que je luttais contre des forces puissantes et je me suis écriée : « Ô Christ, toi et le prêtre, vous êtes un. Je vais faire comme si j’allais me confesser, non à un homme, mais à toi ! » Quand je me suis approchée de la grille du confessionnal, j’ai commencé par exposer mes difficultés. Le prêtre m’a dit que je n’avais pas pu mieux agir qu’en exposant d’abord ces lourdes tentations. Cependant, après la confession, elles se sont dissipées et mon âme jouit de la paix.
Un jour, pendant la récréation, une des sœurs directrices a dit que les sœurs converses Sœurs du second chœur. n’avaient pas de sentiments et que, par conséquent, l’on pouvait les traiter sans égards. J’ai été très triste de constater que les sœurs directrices connaissent si peu les sœurs converses et qu’elles ne les jugent que selon les apparences.
J’ai parlé aujourd’hui avec le Seigneur et il m’a dit : « Il y a des âmes dans lesquelles je ne peux rien opérer. Ce sont les âmes qui épient continuellement les autres, mais oublient pas ce qui se passe dans leur propre cœur. Elles parlent sans cesse des autres, même pendant le temps de silence complet, qui est destiné à s’entretenir avec moi. Pauvres âmes ! Elles n’entendent pas mes paroles, leur intérieur reste vide, elles ne me cherchent pas au-dedans de leur propre cœur, mais dans le bavardage où je ne suis jamais. Elles sentent leur vide, mais elles ne reconnaissent pas leur propre faute, et les âmes dans lesquelles je règne en plénitude sont pour elles un constant remords de conscience. Au lieu de se corriger, elles laissent l’envie croître dans leur cœur, et, si elles ne reviennent pas à la raison, elles continuent à s’enliser. Leur cœur, qui était jusque-là gonflé d’envie, commence à se remplir de haine. Ces âmes se trouvent déjà au bord du gouffre. Elles envoient les autres âmes à cause de mes dons, mais elles-mêmes ne savent pas, et ne veulent pas, les recevoir. »
Demeurer à tes pieds, Dieu caché, Est le délice de mon âme et son paradis. Là, tu me laisses te connaître, Dieu inconcevable, Et tu me dis avec douceur : « Donne-moi ton cœur, donne-le moi. »
Converser à voix basse avec toi, seul à seul, C’est vivre des moments célestes, C’est dire à Dieu : « Je te donne mon cœur, Seigneur, je te le donne. » Et toi, immense et inconcevable, tu l’acceptes avec amour.
L’amour et la douceur sont la vie de mon âme, Ainsi que ta constante présence en elle. Je vis sur cette terre dans un ravissement perpétuel Et, tel le Séraphin, je répète sans cesse : « Hosanna ! »
Ô Dieu caché, corps, âme et divinité, Sous l’espèce d’une miette de pain ! Tu es ma vie, tu fais jaillir en moi d’innombrables grâces. Tu surpasses pour moi les délices du ciel.
Lorsque tu viens t’unir à moi dans la Communion, ô mon Dieu, Je sens que je suis d’une grandeur ineffable, Qui me vient de toi, ô Seigneur, je le confesse humblement. Et, malgré ma misère, avec ton aide, je peux devenir sainte.