- Le 1 mai . Ce soir, Jésus m’a dit : « Ma fille, ne manques-tu de rien ? » J’ai répondu : « Ô mon Amour, quand je t’ai, j’ai tout. » Le Seigneur a répondu : « Si les âmes s’abandonnent entièrement à moi, je me chargerais moi-même de les sanctifier et je les comblerais de grâces encore plus grandes. Il y a des âmes qui font échouer mes efforts, mais je ne me décourage pas. Chaque fois qu’elles se tournent vers moi, je me hâte de les secourir, les protégeant de ma miséricorde, et je leur accorde la première place dans mon cœur compatissant.
Écris pour les âmes des religieux que mon délice est de venir dans leur cœur par la sainte Communion. Cependant, s’il y a quelqu’un d’autre dans leur cœur, je ne peux pas le supporter. J’en sors au plus vite, en emportant tous les dons et toutes les grâces que j’avais préparés pour cette âme, mais elle ne s’apercevra même pas que je suis parti. Peu de temps après, elle remarquera un vide intérieur et un sentiment d’insatisfaction. Ah ! si elle pouvait alors se tourner vers moi, je l’aiderais à purifier son cœur, j’accomplirais tout dans cette âme. Mais je ne peux pas agir en elle à son insu et sans son consentement. »
- Je suis souvent en relation avec des âmes d’agonisants et je leur obtiens la miséricorde de Dieu. Ah ! que la bonté de Dieu est grande, plus grande que nous ne pouvons le concevoir ! Il y a des moments de miséricorde et de Dieu, des mystères de miséricorde de Dieu qui frappent les cieux de stupeur. Aussi, cessons de proférer des jugements sur les âmes, car la miséricorde de Dieu envers elles est admirable.
Aujourd’hui, pendant l’Heure sainte, j’ai demandé à Jésus de daigner m’instruire sur la vie intérieure. Jésus m’a répondu : « Ma fille, mets fidèlement en pratique les choses que je vais te dire. N’accorde pas trop de valeur à aucune des choses extérieures, même si elle te semble très précieuse. Renonce à toi-même et demeure constamment avec moi. Confie-moi tout, ne fais rien de ta propre initiative et tu auras toujours une grande liberté d’esprit ; aucune circonstance, aucun événement ne pourront te troubler. Accorde peu d’attention aux paroles des gens, laisse chacun te juger à son gré. Ne te justifie pas, cela ne te nuira pas. Donne tout, dès qu’on te le demande, même s’il s’agit des choses les plus nécessaires. Ne demande rien sans m’avoir consulté. Permets que l’on te reprenne ce qui t’est dû ; la considération, la bonne renommée. Que ton esprit soit au-dessus de tout cela. Ainsi, libérée de tout, repose-toi sur mon cœur et ne permets pas que quelque chose trouble ta paix. Ma disciple, médite les paroles que je t’ai dites. »
Ô mon Amour, mon Maître éternel ! Comme il est bon d’obéir, car, avec l’obéissance, entrent dans l’âme la force et le courage d’agir.
Aujourd’hui, j’ai vu Jésus crucifié. De la plaie de son cœur se répandaient des perles précieuses et des diamants. J’ai vu des multitudes d’âmes ramasser ces dons, et il y avait, parmi elles, une âme, la plus proche de son cœur. Elle les ramassait à pleines mains, non seulement pour elle, mais aussi pour les autres, parce qu’elle connaissait la valeur de ce don. Le Sauveur m’a dit : « Voici les trésors de grâces qui descendent sur les âmes, mais toutes les âmes ne savent pas profiter de mes largesses. »
Aujourd’hui, le Seigneur m’a dit : « Ma fille, contemple mon cœur miséricordieux et que sa pitié se reflète dans ton cœur et dans tes actes, afin que tu irradies ma miséricorde, toi qui la proclames au monde. »