Jeudi Saint Le 14 avril 1938. . Aujourd’hui, je me suis sentie assez forte pour pouvoir assister aux cérémonies de l’Église. Pendant la sainte messe, Jésus est apparu devant moi et m’a dit : « Contemple mon cœur plein d’amour et de miséricorde pour les hommes, et en particulier pour les pécheurs. Regarde et entre dans ma Passion. » Au même instant, j’ai ressenti et vécu dans mon propre cœur toute la Passion de Jésus et je me suis étonnée que ce supplice ne m’ait pas ôté la vie.

Pendant l’adoration, Jésus m’a dit : « Sache, ma fille, que ton ardent amour et ta compassion m’ont été une consolation au Jardin des Oliviers. »

Le soir, pendant l’Heure sainte, j’ai entendu ces paroles : « Tu vois ma miséricorde pour les pécheurs, qui se manifeste en ce moment dans toute sa puissance. Vois comme tu as peu écrit sur elle : à peine une goutte d’eau dans l’océan. Fais ce qui est en ton pouvoir pour que les pécheurs connaissent ma bonté. »

Vendredi Saint. J’ai vu le Seigneur Jésus supplicié, mais pas cloué sur la croix : c’était encore avant la Crucifixion. Il m’a dit : « Tu es mon cœur, parle aux pécheurs de ma miséricorde. » Le Seigneur m’a fait connaître intérieurement tout l’abîme de sa miséricorde pour les âmes et j’ai compris que tout ce que j’ai écrit n’est vraiment qu’une goutte d’eau dans l’océan.

Samedi Saint. Pendant l’adoration, le Seigneur m’a dit : « Sois tranquille, ma fille, cette œuvre de la miséricorde est la mienne, il n’y a rien en elle qui soit de toi. Il me plaît que tu accomplisses fidèlement ce que je t’ai demandé, sans ajouter ni enlever un seul mot. » Il m’a donné une lumière intérieure et j’ai vu que pas un mot ne venait de moi. Malgré les difficultés et les obstacles, j’ai toujours, toujours, accompli sa volonté telle qu’il me la faisait connaître.