J.M.J. Déjà, ma journée touche à sa fin, Déjà, je sens, mon Dieu, les reflets de ta lumière éternelle ! Ce que mon cœur ressent, personne ne le saura. Mes lèvres se tairont dans une profonde humilité.
Déjà, je m’avance vers les noces éternelles, Vers le ciel infini, les espaces sans fin. Je n’aspire au repos ni à la récompense : Seul le pur amour de Dieu m’attire dans le ciel.
Déjà, je vais à ta rencontre, Amour éternel, Le cœur languissant, assoiffé de toi. Ton pur amour, mon Dieu, est l’hôte de mon cœur, Ma destinée éternelle se trouve dans le ciel.
Déjà, quittant cette terre d’exil, triste vallée de larmes, Je me rends chez mon Père, dans le ciel éternel. Déjà, la terre ne peut plus retenir mon cœur pur : Les hauteurs du ciel m’ont attirée à elles.
Déjà, je viens, mon Bien-aimé, contempler ta gloire, Qui, dès maintenant, emplit mon âme de joie, Où le ciel tout entier se prosterne et t’adore. Bien que je ne sois rien, je sais que mon adoration t’est agréable.
Dans mon bonheur éternel, je n’oublierai pas les hommes sur terre ; Pour tous, j’implorerai la miséricorde divine.
Je me souviendrai particulièrement de ceux chers à mon cœur. Même plongée en Dieu, je ne les oublierai pas.
Je ne sais plus parler aux gens, dans ces derniers instants. Silencieuse, Seigneur, je ne fais que t’attendre. Le moment viendra où chacun, je le sais, comprendra l’œuvre de Dieu dans mon âme. Telle est ta volonté, Seigneur, et il en sera ainsi.