Le 13 février 1938. J’ai vu de quelle mauvaise grâce Jésus va dans certaines âmes lors de la sainte Communion. Il m’a répété ces mots : « J’entre dans certains cœurs comme dans une seconde Passion. »
Pendant que je m’efforçais de faire l’Heure sainte, j’ai vu Jésus souffrant. Il m’a dit : « Ma fille, ne prête pas tant d’attention à l’instrument de ma grâce, mais plutôt à la grâce même que je t’accorde, car l’instrument ne te plaît pas toujours, et alors, mes grâces n’opèrent pas. Je veux te garder de cela, et je désire que tu ne prêtes jamais attention à l’instrument par lequel je t’envoie ma grâce. Que toute l’attention de ton âme s’applique à répondre à ma grâce le plus fidèlement possible. »
- Ô mon Jésus, si tu n’apaises pas toi-même la nostalgie de mon âme, personne ne pourra la consoler ni l’apaiser. Chaque fois que tu t’approches de moi, tu suscites dans mon âme une nouvelle extase d’amour, mais aussi une nouvelle agonie. Tu t’approches de mon âme d’une façon très exceptionnelle, mais je t’aime de loin seulement, et dans cette extase d’amour, mon cœur agonise, parce que ce n’est pas encore l’union éternelle et complète, même si tu es si souvent en relation avec moi sans aucun voile. Mais de cette manière, mon Dieu, tu œuvres dans mon âme et dans mon cœur un abîme d’amour et de désir de toi, et cet abîme sans fond du désir de Dieu dans toute sa plénitude ne peut pas être entièrement comblé sur la terre.
Le Seigneur m’a fait comprendre combien il désire que les âmes choisies soient parfaites : « Les âmes choisies sont des lumières que je tiens dans ma main et que je projette dans l’obscurité du monde pour l’éclairer. Comme les étoiles éclairent la nuit, ainsi les âmes choisies éclairent la terre. Et plus l’âme est parfaite, plus la lumière qu’elle répand autour d’elle est grande et plus elle va loin. Cette âme peut être cachée et inconnue même de ses proches, et pourtant sa sainteté se reflète dans les âmes jusqu’aux extrémités du monde. »
Aujourd’hui, le Seigneur m’a dit : « Ma fille, chaque fois que tu viens recevoir le sacrement de pénitence, cette source de ma miséricorde, le sang et l’eau jaillis de mon cœur se déversent sur ton âme et l’ennoblissent. Chaque fois que tu viens te confesser, plonge-toi tout entière avec une grande confiance dans l’océan de ma miséricorde, afin que je puisse répandre dans ton âme les largesses de ma grâce. Sache que, quand tu viens recevoir le sacrement de pénitence, c’est moi-même qui t’attends dans le confessionnal : je me cache derrière le prêtre, mais c’est moi qui agis dans ton âme. C’est ici que la misère de l’âme rencontre le Dieu de miséricorde. Dis aux âmes qu’elles ne peuvent puiser de grâces à cette source qu’avec le vase de la confiance. Si leur confiance est grande, il n’y aura pas de limite à mes largesses. Je répands des torrents de grâces sur les âmes humbles, mais les orgueilleux sont toujours démunis et misérables, parce que ma grâce se détourne d’eux pour aller vers les humbles. »