Le 20 [mars 1938]. Aujourd’hui, j’ai accompagné en esprit une âme qui était à l’agonie. Je lui ai obtenu la confiance en la miséricorde de Dieu. Cette âme était proche du désespoir.

Cette nuit n’est connue que de toi, Seigneur. Je l’ai offerte pour les pauvres pécheurs endurcis, afin de leur obtenir ta miséricorde. Brûle-moi, taille-moi, frappe-moi dans le temps Sœur Faustine reprend le début d'une prière attribuée à saint Augustin : « Seigneur, brûlez, taillez, frappez sans pitié dans le temps, afin que vous m'épargniez dans l'éternité ! » Cf. Alphonse de Liguori : Préparation à la mort, Vingt-septième Considération. , mais donne-moi des âmes de pécheurs et particulièrement… Ô Jésus, en toi rien ne se perd ! Prends tout, mais donne-moi des âmes… de pécheurs !

Pendant l’adoration, au cours de l’oraison de Quarante heures, le Seigneur m’a dit : « Ma fille, écris que les fautes involontaires des âmes n’empêchent pas mon amour pour elles et ne m’empêchent pas non plus de m’unir à elles. En revanche, les fautes volontaires, même les plus petites, arrêtent mes grâces et je ne peux pas combler les âmes de mes dons. »

  • Jésus m’a fait comprendre que tout dépend de sa volonté en me donnant une paix profonde en ce qui concerne la totalité de cette œuvre.

« Écoute, ma fille, bien que toutes les œuvres issues de ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, demande-toi si une seule d’entre elles a été exposée à des difficultés plus grandes que ma propre œuvre, l’œuvre de la Rédemption ? Tu ne devrais pas prendre les obstacles trop à cœur. Le monde n’est pas aussi fort qu’il te semble, et sa force est strictement limitée. Sache, ma fille, que si ton âme est remplie du feu de mon pur amour, toutes les difficultés se dissipent comme le brouillard aux rayons du soleil. Elles craignent d’assaillir une telle âme et tous ses adversaires redoutent de l’affronter, car ils sentent qu’elle est plus forte que le monde entier… »

« Ma fille, travaille pour cette œuvre de la miséricorde autant que l’obéissance te le permettra, mais expose clairement à ton confesseur le moindre de mes souhaits. Tu ne dois pas te soustraire à ce qu’il décidera, mais tu dois l’accomplir tout fidèlement. Sinon, je ne me complairai plus en toi… »