J.M.J. Les désirs de mon cœur sont si grands, si inconcevables Que rien ne saurait combler l’abîme de mon cœur. Les plus beaux êtres du monde, ensemble réunis, Ne pourraient te remplacer un seul instant, ô mon Dieu !
J’ai scruté le monde d’un regard pénétrant, Je n’ai pas trouvé d’amour semblable à celui de mon cœur. J’ai tourné mon regard vers le monde éternel, car le monde ici-bas est trop petit pour moi. Mon cœur a désiré l’amour de l’Éternel.
Mon cœur a senti que je suis un enfant royal. Je suis en exil, en pays étranger. Ma maison est le palais céleste ; Là seulement, je serai dans ma patrie.
Tu as attiré toi-même mon âme à toi, Seigneur. Dieu éternel, tu t’es abaissé jusqu’à moi. Ainsi, tu t’es fait connaître plus profondément de mon âme : Voilà le mystère d’amour pour lequel tu m’as créée.
Le pur amour m’a rendue forte et courageuse. Je ne crains ni les Séraphins, ni le Chérubin qui veille, le glaive à la main. J’entre aisément là où les autres tremblent d’aller : Il n’y a rien à craindre là où l’amour nous guide.
Le regard de mon âme s’est arrêté sur toi, Ô Seigneur, Jésus Christ, étendu sur la croix ! Voilà l’Amour avec lequel j’irai dans la tombe. C’est mon Bien-aimé, mon Seigneur, mon Dieu inconcevable !
[Ici, il y a une assez longue interruption] Sœur Faustine a laissé dans son manuscrit une demi-page blanche. Elle avait peut-être l'intention d'ajouter des strophes à son poème.