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Jésus m’a fait comprendre qu’il fallait que je prie pour les sœurs qui suivent la retraite. Pendant que je priais, j’ai eu la connaissance de la lutte menée par certaines âmes et j’ai redoublé mes prières.
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Dans ce profond silence, je peux mieux juger de l’état de mon âme. Mon âme est semblable à une eau limpide dans laquelle je vois tout, aussi bien ma misère que la grandeur des grâces divines, et cette véritable connaissance affermit mon âme dans une profonde humilité. J’expose mon cœur à l’action de ta grâce, comme le cristal aux rayons du soleil. Que ton image divine se reflète en lui, autant qu’elle peut se refléter dans une créature. Que ta Divinité rayonne à travers moi, toi qui habites dans mon âme !
Pendant que je priais devant le Très Saint Sacrement, en vénérant les cinq plaies de Jésus, je sentais à chaque salut un torrent de grâces jaillir et se déverser dans mon âme, me donnant un avant-goût du ciel et une confiance entière en la miséricorde de Dieu.
À l’instant, au moment d’écrire ces mots, j’ai entendu le cri de Satan : « Elle écrit tout ! Elle écrit tout, et cela nous cause tant de pertes ! N’écris rien sur la bonté de Dieu ; il est juste ! » Il a poussé un hurlement de rage et il a disparu.
Ô Dieu miséricordieux ! Tu ne nous méprises pas, tu ne cesses de nous combler de tes grâces. Tu nous rends aptes à entrer dans ton royaume, et dans ta bonté, tu fais remplir par les hommes les places que les anges ingrats ont abandonnées. Ô Dieu de grande miséricorde ! Tu as détourné ton saint regard des anges révoltés pour le porter sur l’homme repenti. Honneur et gloire à ton insondable miséricorde, ô Dieu qui ne méprises pas un cœur qui s’abaisse !
Mon Jésus, je sens que ma nature devient plus noble, mais, malgré tes grâces, elle ne disparaît pas entièrement. C’est pourquoi je suis constamment vigilante. Je dois lutter contre de nombreuses erreurs, mais je sais bien que le combat n’abaisse personne. Ce qui humilie, c’est la lâcheté et la chute.
Quand on est en mauvaise santé, on doit supporter beaucoup de choses, car, si l’on est souffrant mais qu’on n’est pas alité, personne ne vous considère comme malade. On a donc continuellement, et pour diverses raisons, l’occasion de faire des sacrifices, parfois très grands. Je comprends maintenant que beaucoup de choses ne seront révélées que dans l’éternité, mais je comprends également que, si Dieu exige des sacrifices, il ne mesure pas sa grâce, mais la prodigue à l’âme en abondance.
Mon Jésus, que mon sacrifice se consume devant ton trône en silence, mais dans toute la plénitude de l’amour, en implorant ta miséricorde pour les âmes.