J.M.J. L’âme attend la venue du Seigneur. Je ne sais, Seigneur, à quelle heure tu viendras, Aussi, continuellement, je veille ; attentive, je tends l’oreille, Comme l’épouse que tu as choisie, Car je sais que tu aimes venir inaperçu. Mais le cœur pur te pressent de loin, ô Seigneur !

Dans le calme et le silence, Seigneur, je t’attends, Le cœur languissant, Plein d’une soif inextinguible. Mon amour pour toi se transforme en brasier, À la fin de ma vie, comme une flamme, il s’élèvera jusqu’au ciel. Tous mes souhaits, alors, seront réalisés.

Viens enfin, très doux Seigneur ! Viens, emporte mon cœur assoiffé, Là-bas, chez toi, dans les hautes contrées célestes, Là où règne ta vie éternelle.

Car la vie sur la terre n’est qu’une agonie, Car mon cœur sait qu’il est créé pour les hauteurs. Et les basses plaines de cette vie ne m’intéressent en rien : Ma patrie, c’est le ciel. Je le crois fermement.

[Fin du cinquième cahier du Petit Journal.]