Vision de la Mère de Dieu. Dans une grande clarté, j’ai aperçu la Mère de Dieu. Elle était vêtue d’une robe blanche, avec une ceinture d’or, et de petites étoiles, également d’or, étaient parsemées sur tout son manteau, dont les manches étaient bordées de triangles d’or. Son manteau bleu profond était jeté autour de ses épaules et un léger voile transparent était posé sur sa tête. Ses cheveux dénoués étaient très joliment disposés, et elle était coiffée d’une couronne d’or, surmontée de petites croix. Elle portait l’Enfant Jésus sur son bras gauche. Je n’avais encore jamais vu la Mère de Dieu ainsi. Elle m’a regardée avec bienveillance et m’a dit : « Je suis Mère des prêtres. » Puis elle a déposé Jésus à terre, a levé le bras droit vers le ciel et a dit : « Ô Dieu, bénis la Pologne, bénis les prêtres ! » Et elle m’a dit de nouveau : « Dis ce que tu as vu aux prêtres ! » J’ai résolu de le dire au père Le père Józef Andrasz s.j. à la première occasion, mais, moi-même, je ne comprends rien à cette vision.
Ô mon Jésus, tu vois quelle immense gratitude j’ai pour l’abbé Sopoćko, qui a tellement fait avancer ton œuvre ! Cette âme si humble a su résister à toutes les tempêtes et ne s’est pas découragée face aux adversités, mais a répondu fidèlement à l’appel de Dieu.
- Un jour, une des sœurs a été désignée pour le service des malades. Elle était si négligente dans sa tâche que cela était pour nous une véritable mortification. J’ai finalement résolu d’en parler aux supérieures, mais j’ai entendu une voix dans mon âme : « Supporte cela avec patience, quelqu’un d’autre te le dira. » Son service a pourtant duré encore tout un mois. Un jour, alors que je pouvais déjà descendre de temps en temps au réfectoire et à la récréation, j’ai entendu ces mots dans mon âme : « Maintenant, ce sont les autres qui vont parler de la négligence de cette religieuse dans son service. En ce qui te concerne, tais-toi et ne prends pas la parole dans cette affaire. » Au même moment une vive discussion s’est engagée au sujet de cette sœur, mais elle n’a rien pu trouver pour sa défense et toutes les sœurs lui ont dit en chœur : « Corrigez-vous et servez mieux les malades ! » J’ai compris que, parfois, le Seigneur ne veut pas que nous disions les choses nous-mêmes ; Il a ses voies et il sait quand il faut parler.
Aujourd’hui, j’ai entendu ces paroles : « Dans l’Ancien Testament, j’ai envoyé à mon peuple des prophètes et, avec eux, la foudre. Aujourd’hui, je t’envoie vers l’humanité tout entière avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux. Je ne recours aux châtiments que lorsque les hommes m’y obligent eux-mêmes. Ma main ne saisit pas volontiers le glaive de la justice ; avant le jour de la justice, j’envoie le jour de la miséricorde. » J’ai répondu : « Ô mon Jésus, parle toi-même aux âmes, car mes paroles sont sans efficacité. »