- Ô Amour éternel ! Jésus renfermé en cette Hostie ! Tu voiles la majesté de ta divinité et tu dissimules ta splendeur, Pour te donner tout entier à mon âme Et ne point l’effrayer par ta grandeur.
Ô Amour éternel ! Jésus caché sous l’apparence du pain ! Lumière éternelle, Source inconcevable de bonheur et d’allégresse ! Tu veux être pour moi le ciel sur la terre, Et il en est bien ainsi, quand ton amour divin se communique à moi.
Ô Dieu d’immense miséricorde, Bonté infinie, voilà qu’aujourd’hui toute l’humanité crie du gouffre de sa misère, implorant ta miséricorde, ta pitié, ô mon Dieu ! Et elle crie de la voix puissante de sa détresse. Dieu bienveillant, ne rejette pas la prière des exilés de cette terre. Ô Seigneur, Bonté inconcevable, tu connais notre misère et tu sais que nous sommes incapables de nous élever jusqu’à toi par nos propres forces. Aussi, nous te supplions de nous devancer de ta grâce et de multiplier sans cesse en nous ta miséricorde, afin que nous accomplissions fidèlement ta sainte volonté pendant toute notre vie et à l’heure de notre mort. Que la toute-puissance de ta miséricorde nous protège des traits des ennemis de notre salut, afin que nous attendions avec confiance, comme les enfants, ton ultime venue, dont le jour n’est connu que de toi. Et, malgré notre immense misère, nous espérons recevoir tout ce que Jésus nous a promis, parce que nous avons mis notre confiance en Jésus ; nous passons par son cœur miséricordieux comme par une porte ouverte pour entrer dans le ciel.
J’ai remarqué que, depuis que je suis entrée au couvent, on n’a cessé de me faire le même reproche, celui d’être une sainte, mais cela était toujours dit ironiquement. Au début, cela me faisait beaucoup de peine, mais à partir du moment où je me suis élevée spirituellement, je n’y ai plus prêté attention. Cependant, lorsqu’un jour une personne a été blessée à cause de ma sainteté, cela m’a été très douloureux, parce que je n’aime pas que les saints puissent avoir de la peine à cause de moi. J’ai commencé alors à me plaindre à Jésus, en lui demandant pourquoi il en était ainsi. Et le Seigneur m’a répondu : « Cela te rend triste ? Pourtant, tu es bien sainte. Je le ferai bientôt moi-même paraître en toi, et elles prononceront ce même mot : « sainte », mais, cette fois, avec amour. »
Jésus m’a dit : « Je te le rappelle, ma fille : chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, plonge-toi tout entière dans ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant. Invoque sa toute-puissance pour le monde entier et, en particulier, pour les pauvres pécheurs, parce qu’à ce moment, elle est grande ouverte à toutes les âmes. À cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. À cette heure-là, la grâce a été donnée au monde entier – la miséricorde l’a emporté sur la justice. Tâche, ma fille, de faire à cette heure-là le chemin de croix, dans la mesure où tes tâches te le permettent. Si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment dans la chapelle et vénère mon cœur plein de miséricorde, qui demeure dans le Très Saint Sacrement et, si tu ne peux pas entrer dans la chapelle, plonge-toi dans la prière, là où tu te trouves, ne serait-ce qu’un tout petit instant. J’exige que toute créature vénère ma miséricorde, toi en premier lieu, parce que je t’ai fait connaître ce mystère de la manière la plus profonde. »
- Ô mon Dieu, comme je languis après toi aujourd’hui ! Ah ! plus rien n’occupe mon cœur, la terre n’a plus rien à me donner. Ô Jésus, combien je ressens cet exil, comme il me semble long ! Ô mort, messagère de Dieu, quand m’annonceras-tu ce moment tant désiré où je m’unirai pour toujours à mon Dieu ?
Ô mon Jésus, que mes derniers jours d’exil se passent entièrement selon ta très sainte volonté ! J’unis mes souffrances, mon amertume et mon agonie elle-même à ta sainte Passion et je les m’offre pour le monde entier, afin d’obtenir en abondance la miséricorde de Dieu pour les âmes, en particulier celles qui sont dans nos maisons. Avec une entière confiance, je m’abandonne complètement à ta sainte volonté, qui est la miséricorde même. À ma dernière heure, ta miséricorde me tiendra lieu de tout, comme toi-même me l’as promis… + Je te salue, Amour éternel, ô mon doux Jésus qui as daigné demeurer dans mon cœur ! Je te salue, ô glorieuse Divinité, qui as daigné t’abaisser jusqu’à moi et t’anéantir par amour pour moi jusqu’à prendre l’apparence d’un morceau de pain ! Je te salue, Jésus, fleur de l’humanité qui ne fanes jamais ! Toi seul comptes pour mon âme. Ton amour est plus pur que le lys et ton intimité m’est plus agréable que l’odeur de la jacinthe. Ton amitié est plus et plus délicate que le parfum de la rose, et, cependant, plus forte que la mort. Ô Jésus, beauté inconcevable, c’est avec les âmes pures que tu t’entends le mieux, car elles seules sont capables d’héroïsme et de sacrifice. Ô doux sang de Jésus, ennoblis mon sang et transforme-le en ton propre sang ! Que cela m’advienne selon ton bon plaisir.
Jésus m’a dit : « Sache, ma fille, qu’entre toi et moi, il existe un abîme sans fond qui sépare le Créateur de la créature, mais cet abîme est comblé par ma miséricorde. Si je t’élève jusqu’à moi, ce n’est pas parce que j’ai besoin de toi. C’est uniquement par miséricorde que je t’accorde la grâce de t’unir à moi.
Dis aux âmes qu’elles ne fassent pas dans leurs cœurs barrage à ma miséricorde, qui désire tant agir en elles. Ma miséricorde est à l’œuvre dans tous les cœurs qui lui ouvrent leur porte. Comme le pécheur, le juste a besoin de ma miséricorde. La conversion et la persévérance sont des grâces de ma miséricorde. »
« Que les âmes qui tendent à la perfection vénèrent particulièrement ma miséricorde, car la profusion des grâces que je leur accorde découle de ma miséricorde. Je désire
que ces âmes se distinguent par une confiance sans borne en ma miséricorde. Je m’occupe moi-même de la sanctification de ces âmes, et je leur prodiguerai tout ce dont elles ont besoin pour être saintes. Il y a un seul moyen de puiser des grâces de ma miséricorde : c’est la confiance. Plus l’âme a confiance, plus elle reçoit. Les âmes dont la confiance est sans limite me donnent une grande joie, car je répands en elles tous les trésors de mes grâces. Je me réjouis de ce qu’elles demandent beaucoup, car mon désir est de donner avec abondance, avec surabondance. Mais cela m’attriste quand les âmes demandent peu, quand elles rétrécissent leur cœur. »
- C’est lorsque je me trouve face à l’hypocrisie que je souffre le plus. Je comprends maintenant, mon Sauveur, que tu aies si sévèrement réprimandé les pharisiens pour leur hypocrisie. Tu te comportais avec plus de bienveillance avec des pécheurs endurcis lorsqu’ils venaient à toi repentants.
Jésus, je vois que j’ai traversé à ta suite toutes les étapes de la vie : l’enfance, la jeunesse, la vocation, le travail d’apostolat, le Mont Thabor, le Jardin des Oliviers, et, maintenant, me voici déjà avec toi au Calvaire. Je me suis volontiers laissé mettre en croix et je suis déjà crucifiée, bien que je marche encore un peu. Je suis étendue sur la croix et je sens très clairement que ma force me vient de ta croix, que ma persévérance vient de toi seul. Certes, j’entends de temps à autre la voix de la tentation me crier : « Descends de la croix ! », mais la puissance de Dieu me fortifie. Même si les abandons, les ténèbres et toutes sortes de souffrances assaillent mon cœur, la puissance mystérieuse de Dieu me soutient et m’affermit. Je désire boire le calice jusqu’à la lie. Je crois fermement que, de même que ta grâce m’a soutenue au Jardin des Oliviers, de même elle me soutiendra maintenant, au Calvaire.
Mon Jésus, mon Maître, j’unis mes désirs aux désirs que tu as eus sur la croix. Je désire accomplir ta sainte volonté. Je désire la conversion des âmes. Je désire que ta miséricorde soit adorée. Je désire que le triomphe de l’Église ait hâte. Je désire que la fête de la Miséricorde soit célébrée dans le monde entier. Je désire que les prêtres soient saints. Je désire qu’il y ait une sainte dans notre Congrégation Sœur Faustine a été proclamée sainte par Jean Paul II le 30 avril 2000. . Je désire qu’il règne dans notre Congrégation un esprit de grand zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Je désire que les âmes qui sont dans nos maisons n’offensent pas Dieu, mais persévèrent dans le bien. Je désire la bénédiction de Dieu pour mes parents et pour toute ma famille. Je désire que Dieu accorde une lumière toute particulière à mes directeurs spirituels, en particulier au père Andrasz et à l’abbé Sopoćko. Je désire que Dieu accorde sa bénédiction particulièrement aux supérieures Les supérieures de sœur Faustine ont été : mère Malgorzata Gimbutt, au début de son noviciat et pendant sa troisième probation avant les vœux perpétuels, mère Rafaela Buczyńska à Cracovie et à Varsovie, mère Róża Kłobukowska à Płock, mère Ksawera Olszamowska à Kiekrz, mère Borgia Tichy à Vilnius, mère Serafina Kukulska à Walendów.
Mère Michaela Moraczewska. sous l’autorité desquelles j’ai été placée, et tout spécialement à la mère générale Mère Maria Józefa Brzoza, maîtresse de noviciat de sœur Faustine. ainsi qu’à mère Irena et à la mère maîtresse Józefa Mère Maria Józefa Brzoza, maîtresse de noviciat de sœur Faustine. .
Ô mon Jésus, maintenant, j’embrasse le monde entier et j’implore pour lui ta miséricorde. Quand tu me diras, ô mon Dieu, que c’est assez, que ta sainte volonté s’est entièrement accomplie, unie à toi, mon Sauveur, je remettrai alors mon âme dans les mains du Père céleste, pleine de confiance en ton insondable miséricorde et, dès que je serai au pied de ton trône, j’entonnerai ma première hymne à ta miséricorde. Je ne t’oublierai pas, pauvre terre, bien que je sente que je serai immédiatement plongée en Dieu comme dans un océan de félicité. Mais cela ne m’empêchera pas de revenir sur terre pour donner du courage aux âmes et les inciter à avoir la confiance en la miséricorde divine. Au contraire, cette immersion en Dieu me donnera une possibilité d’agir illimitée.
Pendant que j’écris ceci, j’entends Satan grincer des dents: il ne peut supporter la miséricorde de Dieu et il remue avec fracas divers objets dans ma cellule. Mais je sens en moi une si grande force divine que la colère de l’ennemi de notre salut me laisse complètement indifférente et je continue paisiblement à écrire.
Ô inconcevable bonté de Dieu, qui nous protèges à chaque pas ! Que ta miséricorde ne cesse d’être glorifiée, parce que tu n’as pas fraternisé avec les anges, mais avec les hommes ! C’est là le miracle de l’insondable mystère de ta miséricorde. Toute notre confiance est en toi, Jésus-Christ, notre Frère aîné, vrai Dieu et vrai Homme. Mon cœur tressaille de joie quand je vois combien Dieu est bon pour nous, les hommes, si misérables et si ingrats, et que, comme preuve de son amour, il nous fait l’inconcevable don de lui-même, en la Personne de son Fils. Pendant toute l’éternité, nous n’épuiserons pas ce mystère d’amour. Ô humanité, pourquoi penses-tu si peu au fait que Dieu est vraiment présent parmi nous ? Ô Agneau de Dieu, je ne sais pas ce que je dois admirer en toi en premier lieu: ta douceur ? Ta vie cachée ? Ton anéantissement pour l’homme ? Ou le miracle incessant de ta miséricorde qui transforme les âmes et les ressuscite à la vie éternelle ? Bien que tu sois caché, ta toute-puissance se révèle plus nettement [ci] que lors de la création de l’homme. La toute-puissance de ta miséricorde agit pour la justification du pécheur, mais ton action demeure silencieuse et cachée.