Le 3 février . Aujourd’hui, après la sainte Communion, Jésus m’a de nouveau donné quelques instructions : « Premièrement : ne lutte pas seule contre la tentation, mais dévoile-la immédiatement à ton confesseur et la tentation perdra alors toute sa force. Deuxièmement : dans ces épreuves, ne perds pas ton calme, mais vis ma présence et prie ma Mère et les saints de te venir en aide. Troisièmement : aie la certitude que je te regarde et que je te soutiens. Quatrièmement : ne redoute ni les combats spirituels, ni les tentations, car je te soutiens pour peu que tu veuilles lutter. Sache que la victoire est toujours de ton côté. Cinquièmement : sache qu’en luttant avec courage, tu me rends une grande gloire et que tu amasses des mérites pour le ciel. La tentation te donne l’occasion de me montrer ta fidélité.

Et maintenant, je vais te dire ce qui est le plus important pour toi : une sincérité sans bornes envers ton directeur. Si tu ne profites pas de cette grâce selon mes instructions, je te le reprendrai, et alors tu resteras seule avec toi-même, et tous les tourments que tu connais reviendront. Il me déplaît que tu ne profites pas de l’occasion, quand tu peux le voir et t’entretenir avec lui. Sache que c’est une grande grâce de ma part de donner un directeur spirituel à une âme. Je n’accorde pas cette grâce à toutes les âmes, bien que beaucoup me la demandent. Lorsque je t’ai donné ce directeur, je lui ai donné une nouvelle lumière pour qu’il lui soit plus facile de connaître ton âme et de la comprendre »…

Ô mon Jésus, ma seule Miséricorde, permets-moi de voir du contentement sur ton visage en signe de réconciliation avec moi, car mon cœur ne peut pas supporter ta froideur. Si tu prolonges encore cet instant, il se brisera de douleur. Tu vois bien que je suis déjà réduite en poussière.

Au même instant, je me suis vue comme à l’intérieur d’un palais. Jésus m’a tendu sa main, m’a fait asseoir à côté de lui et m’a dit avec bienveillance : « Mon épouse, tu me plais toujours quand tu es humble. La plus grande misère d’une âme ne m’empêche pas de m’unir à elle, mais, là où il y a de l’orgueil, je ne suis pas présent. » Lorsque je suis revenue à moi, j’ai commencé à méditer sur tout ce qui s’était passé dans mon cœur et j’ai rendu grâce à Dieu pour l’amour et la miséricorde qu’il venait de me témoigner.

Jésus, cache-moi ! De même que tu t’es caché sous l’espèce d’une blanche hostie, de même dérobe-moi aux regards humains et, surtout, cache-leur les dons que, dans ta bonté, tu m’accordes. Fais que je ne laisse pas voir à l’extérieur ce que tu opères dans mon âme. Je suis comme une hostie blanche devant toi, ô mon divin Prêtre ! Consacre-moi toi-même et que ma transformation ne soit connue que de toi. Chaque jour, je me tiens devant toi comme une hostie expiatoire et j’implore ta miséricorde pour le monde. Je m’anéantirai devant toi silencieusement, imperceptiblement. Mon amour pur et sans partage brûlera en offrande d’holocauste, dans un profond silence. Que le parfum de cet amour s’élève jusqu’au pied de ton trône. Tu es le Seigneur des seigneurs, mais tu es épris des cœurs petits et humbles…

Un jour, lorsque je suis entrée un instant dans la chapelle, le Seigneur m’a dit : « Ma fille, aide-moi à sauver un pécheur agonisant. Récite pour lui le chapelet que je t’ai appris. » Lorsque j’ai commencé à réciter ce chapelet, j’ai vu ce mourant : il était en proie à d’affreux tourments et livrait un grand combat. Son Ange gardien le défendait, mais il semblait impuissant devant l’immense misère de cette âme que toute une multitude de démons attendaient. Pendant que je disais le chapelet, j’ai vu Jésus, tel qu’il est peint sur le tableau. Les rayons qui ont jailli du cœur de Jésus ont enveloppé le mourant et les puissances des ténèbres se sont enfuies dans la panique. Le malade a paisiblement rendu le dernier soupir. Quand je suis revenue à moi, j’ai compris combien il est important de réciter ce chapelet au chevet des mourants : Il apaise la colère de Dieu.

Alors que je demandais pardon au Seigneur pour l’une de mes actions, qui s’est par la suite avérée impropriate, Jésus m’a rassurée en me disant : « Ma fille, je te récompense pour la pureté de ton intention au moment où tu as agi. Mon cœur s’est réjoui de ce que tu aies pris mon amour en considération au moment d’agir, et cela, si nettement. Et maintenant encore, tu en retires du profit par ton humiliation. Oui, mon enfant, je désire que tu aies toujours une aussi grande pureté d’intention dans le moindre de tes projets. »

Au moment de prendre mon stylo, j’ai adressé une courte prière au Saint-Esprit et j’ai dit : « Jésus, bénis ce stylo, afin que tout ce que tu m’ordonnes d’écrire serve à la gloire de Dieu. » J’ai alors entendu une voix : « Oui, je le bénis, parce que le sceau de l’obéissance à ta supérieure et à ton confesseur est apposé sur ce que tu écris, et cela me suffit à me rendre gloire. De plus, beaucoup d’âmes en tireront profit. Ma fille, j’exige que tu consacres tous tes moments de liberté à écrire au sujet de ma bonté et ma miséricorde. C’est ta fonction et la mission de toute ta vie que de faire connaître aux âmes l’immense miséricorde que j’ai pour elles et de les inciter avoir confiance en l’abîme de ma miséricorde. »

Ô mon Jésus, je crois à tes paroles et je n’ai plus aucun doute à ce sujet, car, lors d’un entretien, la mère supérieure m’a dit que je devais écrire davantage au sujet de ta miséricorde. Ces propos correspondaient si bien à ce que tu exiges ! Ô mon Jésus, je comprends maintenant que, quand tu exiges quelque chose d’une âme, tu inspires ses supérieures, afin qu’elles lui permettent de réaliser ce que tu veux. Cependant, il arrive que l’on n’obtienne pas cette permission tout de suite, et notre patience est parfois mise à l’épreuve…