Le 25 janvier . Mon Jésus, comme tu es bon et patient ! Tu nous considères souvent comme de petits enfants. Nous te prions parfois sans savoir pourquoi, parce qu’à la fin de la prière, lorsque tu nous donnes ce que nous avons demandé, nous ne voulons plus le recevoir.
Un jour, une sœur est venue me voir et m’a demandé de prier pour elle, me disant qu’elle ne pouvait plus continuer ainsi : « Priez, ma sœur » m’a-t-elle demandé. J’ai répondu que je le ferais, et j’ai commencé une neuvaine à la Miséricorde Divine. J’ai su que Dieu lui accorderait cette grâce, mais qu’elle serait de nouveau insatisfaite lorsqu’elle l’aurait obtenue. J’ai néanmoins continué à prier, comme elle me l’avait demandé. Le lendemain, cette sœur est venue et, lorsque nous avons abordé ce sujet, je lui ai dit : « Vous savez, nous ne devrions pas, dans nos prières, contraindre Dieu à nous donner ce que nous voulons, mais plutôt nous soumettre à sa sainte volonté. » Il lui semblait pourtant que ce qu’elle demandait était indispensable. Vers la fin de la neuvaine, cette sœur est revenue me voir et m’a dit : « Ah ! ma sœur, Jésus m’a donné cette grâce, mais, maintenant, j’ai changé d’avis. Priez pour qu’il en soit autrement. » Je lui ai répondu : « Oui, je vais prier, mais pour que la volonté de Dieu s’accomplisse en vous, et non pas pour ce que vous voulez… »
Très miséricordieux cœur de Jésus, protège-nous de la juste colère de Dieu !
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Une sœur ne cesse de me persécuter uniquement parce que je suis en relation si étroite avec Dieu. Elle a l’impression que tout en moi est simulé. Lorsqu’il lui semble que je commets une faute, elle dit : « On a des apparitions et on commet des fautes pareilles ? » Elle le rapporte à d’autres sœurs, mais toujours dans un sens défavorable, et me fait la réputation d’une excentrique. Un jour, cela ira à tel point que cette goutte d’intelligence humaine analyse de cette manière les dons de Dieu. Après la sainte Communion, j’ai prié pour que Dieu éclaire cette âme, mais j’ai compris que, si elle ne changeait pas sa disposition intérieure, elle ne parviendrait pas à la perfection.
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Un jour, je me suis plainte à Jésus d’une certaine personne : « Jésus, comment cette personne peut-elle émettre un jugement pareil, même sur une intention ? » Le Seigneur m’a répondu : « Ne t’en étonne pas : cette âme ne se connaît pas elle-même, comment pourrait-elle porter un jugement exact sur une autre âme ? »
Aujourd’hui, j’ai vu le père Andrasz en prière. J’ai su qu’il intercédait également pour moi devant Dieu. Le Seigneur me fait parfois savoir qui prie pour moi.
Je me suis un peu effacée, comme si cette œuvre de Dieu ne m’intéressait pas. Je n’en parle pas en ce moment, mais toute mon âme est plongée dans la prière. Je supplie Dieu qu’il veuille bien se hâter de nous faire ce don immense de la fête de la Miséricorde, et je vois que Jésus agit. Il donne lui-même des directives sur la manière d’agir. Rien n’advient par hasard.
Aujourd’hui, j’ai dit au Seigneur Jésus : « Tu vois combien de difficultés il y a eu avant qu’ils ne croient que c’est bien toi l’auteur de cette œuvre ? Et, même maintenant, tous n’en sont pas encore convaincus ! » Jésus m’a répondu : « Sois tranquille, mon enfant, rien ne peut s’opposer à ma volonté. Malgré les murmures et l’hostilité des sœurs, ma volonté s’accomplira en toi dans toute son étendue, jusqu’à mon dernier désir et mon dernier dessein. Que cela ne t’attriste pas ! Moi aussi, j’ai été une pierre d’achoppement pour certaines âmes. »
- Jésus s’est plaint à moi de la douleur que lui cause l’infidélité des âmes choisies : « Leur méfiance après leur chute blesse mon cœur encore davantage. Si elles n’avaient pas fait l’expérience de la bonté de mon cœur, cela me serait moins douloureux. »
J’ai vu la colère de Dieu peser sur la Pologne. Et je vois maintenant que, si Dieu infligeait à notre pays les plus grands châtiments, ce serait encore une très grande miséricorde de sa part, car il pourrait nous châtier en nous détruisant à jamais pour de si grands crimes. J’ai été glacée d’effroi lorsque le Seigneur a levé pour moi le coin du voile. Maintenant, je vois très clairement que ce sont les âmes choisies qui maintiennent le monde en existence, pour que la mesure soit comble.
- J’ai vu l’effort dans la prière d’un certain prêtre. Sa prière ressemblait à celle du Seigneur Jésus au Jardin des Oliviers. Ah ! si ce prêtre savait combien sa prière est agréable à Dieu !
Ô Jésus, je me m’enferme dans ton cœur très miséricordieux, comme dans une forteresse inexpugnable, pour me mettre à l’abri des traits de mes ennemis.
Aujourd’hui, j’ai assisté une personne agonisante dans les environs de mon village natal. Je l’ai soutenue de mes prières. Au bout d’un moment, j’ai ressenti des douleurs aux mains, aux pieds et au côté, mais cela n’a duré qu’un instant…