Deuxième jour. Alors que je méditais sur le péché des anges et leur châtiment immédiat, j’ai demandé à Jésus : « Pourquoi les anges ont-ils été punis aussitôt après avoir péché ? » J’ai alors entendu une voix : « À cause de leur profonde connaissance de Dieu. Aucun homme sur la terre, même un très grand saint, n’a une aussi grande connaissance de Dieu qu’un ange. » Et pourtant, ô mon Dieu, tu t’es montré miséricordieux envers moi, qui suis si misérable, et cela, tant de fois. Tu me portes dans le sein de ta miséricorde et tu me pardonnes toujours, quand j’implore ton pardon d’un cœur brisé.
Un profond silence inonde mon âme. Pas un seul nuage ne me cache le Soleil. Je m’abandonne entièrement aux rayons de ce Soleil. Que son amour opère en moi un changement total. Je veux être sainte à la fin de cette retraite et cela, en dépit de tout, c’est-à-dire en dépit de ma misère. Je veux devenir une sainte, et j’ai confiance, la miséricorde divine peut faire une sainte de la misère que je suis, puisque je suis de bonne volonté. Malgré tous mes échecs, je veux lutter et je veux me comporter comme une âme sainte. Je ne me laisserai pas décourager, tout comme une âme sainte ne se décourage pas. Je veux vivre et mourir comme une âme sainte, les yeux fixés sur toi, Jésus, étendu sur la croix, comme sur le modèle que je dois suivre. J’ai cherché des exemples autour de moi, mais je n’en ai pas trouvé de satisfaisants, et j’avais l’impression que ma sainteté prenait du retard. Mais maintenant, j’ai fixé mon regard sur toi, ô Christ, mon Chef meilleur. J’ai confiance que tu béniras mes efforts.