Conversation entre Dieu miséricordieux et l’âme pécheresse.

Jésus : « Âme pécheresse, ne redoute pas ton Sauveur. C’est moi qui fais les premiers pas, car je sais que tu n’es pas capable de t’élever jusqu’à moi par tes propres forces. Mon enfant, ne fuis pas ton Père, veuille entrer en conversation, seul à seul, avec ton Dieu de miséricorde, qui veut te dire lui-même des paroles de pardon et te combler de ses grâces. Ah ! que ton âme m’est chère ! Je t’ai inscrite sur la paume de mes mains. Et tu t’es gravée dans mon cœur d’une profonde blessure. »

L’âme : « Seigneur, j’entends ta voix qui m’appelle pour que je quitte le mauvais chemin, mais je n’en ai ni le courage, ni la force. »

Jésus : « C’est moi qui suis ta force ; je te donnerai la force de lutter. »

L’âme : « Seigneur, je connais ta sainteté et je te redoute. »

Jésus : « Pourquoi redoutes-tu, mon enfant, le Dieu de miséricorde ? Ma sainteté ne m’empêche pas d’être miséricordieux envers toi. Regarde, âme, c’est pour toi que j’ai établi le trône de ma miséricorde sur la L'Eucharistie. , et de ce trône de miséricorde, je désire descendre dans ton cœur. Regarde ! Je ne me suis entouré d’aucune suite, d’aucune garde ; tu peux accéder à moi à chaque instant. À toute heure de la journée, je veux parler avec toi et je désire t’accorder des grâces à chaque heure du jour. »

L’âme : « Seigneur, je crains que tu ne me pardonnes pas un si grand nombre de péchés ; ma misère me remplit d’angoisse. »

Jésus : « Ma miséricorde est plus grande que ta misère et celle du monde entier. Qui a pris la mesure de ma bonté ? Pour toi, je suis descendu du ciel sur la terre, pour toi, je me suis laissé clouer sur la croix, pour toi, j’ai permis que mon très saint cœur soit percé d’un coup de lance, afin de t’ouvrir la source de ma miséricorde. Viens puiser les grâces de cette source avec le vase de la confiance. Je ne rejette jamais un cœur humble. Ta misère s’est perdue dans l’abîme de ma miséricorde. Pourquoi devrais-tu débattre avec moi de ta misère ? Fais-moi plaisir : abandonne-moi toute ta détresse et ta misère, et moi, je te comblerai des trésors de mes grâces. »

L’âme : « Ô Seigneur, par ta bonté, tu as vaincu mon cœur de pierre. Voici que je m’approche avec confiance et humilité du tribunal de ta miséricorde ; absous-moi toi-même par la main de celui qui tient ta place. Ô Seigneur, je sens que la grâce et la paix se sont déversées dans ma pauvre âme. Je sens, Seigneur, que ta miséricorde l’a pénétrée de part en part. Tu m’as pardonné plus que je n’aurais osé l’espérer ni l’imaginer. Ta bonté a surpassé tous mes désirs. Et maintenant, je t’invite dans mon cœur, débordante de reconnaissance pour tant de grâces. J’errais sur de mauvais chemins comme l’enfant prodigue, mais tu n’as cessé d’être un Père pour moi. Augmente en moi ta miséricorde, parce que tu vois combien je suis faible. »

Jésus : « Enfant, ne parle plus de ta misère, car, moi, je l’ai déjà oubliée. Écoute, mon enfant, ce que je veux te dire : blottis-toi contre mes plaies et viens puiser à la source de vie tout ce que ton cœur désire. Bois à longs traits ; ainsi tu ne t’arrêteras pas en chemin. Contemple la splendeur de ma miséricorde et ne redoute pas les ennemis de ton salut. Glorifie ma miséricorde. »