- Ah ! qu’il est bon de faire la retraite près du très doux cœur de mon Dieu ! Je suis au désert avec mon Bien-aimé, personne ne vient me troubler au cours de la douce conversation que j’ai avec lui.
Jésus, tu as daigné poser toi-même les fondations de l’édi- fice de ma sainteté, parce que ma coopération n’a pas été bien grande. C’est toi, Seigneur, qui m’as aidée en me détachée dans l’usage que je fais des créatures et dans leur choix, parce que, de lui-même, mon cœur est faible. C’est pourquoi je t’ai prié, mon Maître, de ne pas tenir compte de la douleur de mon cœur , mais de couper tous les liens qui auraient pu me retenir sur le chemin de l’amour. Seigneur, je ne te comprenais pas dans les moments où je souffrais, lorsque tu réalisais ton œuvre dans mon âme, mais, aujourd’hui, je te comprends et je jouis de la liberté de l’esprit. Jésus a veillé lui-même à ce qu’aucune passion ne s’empare de mon cœur. J’ai bien compris à quels dangers il m’a arrachée, et c’est pour cela que ma gratitude envers mon Dieu est sans limite.