Le 7 janvier 1938. Premier vendredi du mois. Ce matin, pendant la sainte messe, j’ai vu un instant le Sauveur souffrant. J’ai été très frappée par le fait que Jésus reste si calme au milieu de ses atroces souffrances. J’ai compris que c’était une leçon destinée à me montrer comment je dois me comporter à l’extérieur quand je suis en proie à diverses souffrances.
J’ai senti pendant un long moment des douleurs aux mains, aux pieds et au côté. Soudain, j’ai vu un pécheur bénéficier de ma souffrance et se rapprocher du Seigneur. Tout cela est pour les âmes affamées, pour qu’elles ne meurent pas de faim.
- Aujourd’hui, je me suis confessée à l’aumônier L'abbé Teodor Czaputa. et Jésus m’a consolée par son intermédiaire. Ô Église de Dieu, ma Mère, tu es une véritable Mère qui comprend ses enfants…
Ah ! qu’il est bon de savoir que Jésus nous jugera selon notre conscience, et non selon les bavardages et les jugements des gens ! Ô Bonté inconcevable ! Même quand tu juges, je te vois rempli de bonté.
Bien que je me sente faible et que la nature exige que je me repose, je sens le souffle de la grâce m’appeler à faire un effort sur moi-même et à écrire, écrire pour la consolation des âmes que j’aime tant et avec lesquelles je partagerai toute l’éternité. Je désire si ardemment qu’elles aient la vie éternelle, que je profite de chaque moment de liberté, aussi bref soit-il, pour écrire, comme le souhaite Jésus.