J.M.J.
J’accomplis chaque action comme si j’étais face à la mort, Je l’accomplis maintenant comme je voudrais la voir à ma dernière heure. Bien que la vie passe, rapide comme le vent, Aucune action entreprise en union à Dieu ne sera perdue.
Je sens la complète décomposition de mon organisme, Quoique je vive et que travaille encore. La mort n’aura pour moi rien de tragique, Car je la sens depuis longtemps déjà.
Bien que la constante odeur de son propre cadavre Soit très désagréable à ma nature, Celle-ci ne m’effraie pas, lorsque la lumière divine pénètre mon âme, Car la lumière de Dieu éveille en moi l’espérance et la foi, l’amour et le repentir.
Je fournis chaque jour de grands efforts Pour participer à la vie commune Et implorer ainsi des grâces pour le salut des âmes, Les protégeant par mon sacrifice du feu de l’enfer.
Car le salut, même d’une seule âme, Vaut la peine qu’on y consacre toute sa vie, Que l’on supporte les plus grands sacrifices et les pires tourments, Quand on voit la grande gloire que Dieu en retire.