• Aujourd’hui, c’est l’adoration nocturne. Je n’ai pas pu y participer à cause de mon état de santé, mais, avant de m’endormir, je me suis unie aux sœurs qui étaient à l’adoration. Entre quatre heures et cinq heures, cependant, j’ai été brusquement réveillée et j’ai entendu une voix m’inviter à me joindre à la prière des personnes qui faisaient l’adoration. J’ai su qu’il y avait parmi elles une âme qui priait pour moi.

Quand je me suis plongée dans la prière, j’ai été transportée en esprit dans la chapelle et j’ai vu le Seigneur Jésus exposé dans l’ostensoir. À la place de l’ostensoir, j’ai vu le visage glorieux du Seigneur. Il m’a dit : « Ce que tu vois en réalité, ces âmes le voient par la foi. Ah ! que leur grande foi m’est agréable ! Tu vois, bien qu’en apparence il n’y ait en moi aucune trace de vie, en réalité, elle existe pleinement et elle est contenue dans chacune des hosties. Mais, pour que je puisse agir dans l’âme, cette âme doit avoir la foi. Ah ! que la foi vivante m’est agréable ! »

À l’adoration, il y avait la mère supérieure et d’autres sœurs encore, mais j’ai su que la prière de la mère supérieure avait remué le ciel. Je me suis réjouie qu’il y ait des âmes aussi agréables à Dieu.

Quand, le lendemain, pendant la récréation, j’ai demandé quelles sœurs avaient été à l’adoration entre quatre et cinq heures, l’une d’elles s’est écriée : « Pourquoi le demandez-vous ? Vous avez sans doute eu une vision ? » Je ne suis tue et je n’ai plus rien dit. Et, même lorsque la mère supérieure m’a interrogée, je n’ai pas pu répondre, parce que le moment n’était pas opportun.

Un jour, une sœur m’a confié qu’elle avait l’intention de choisir ce prêtre-là, comme directeur spirituel. Très contente, elle m’a fait part de sa décision et m’a demandé de prier à cette intention, et je le lui ai promis. Pendant que je priais, j’ai su que cette âme ne retirerait pas de profit spirituel de cette direction. Et voilà, à notre rencontre suivante, cette sœur me fait à nouveau part des joies que lui apporte cette direction.

J’ai partagé sa joie, mais, quand elle est partie , j’ai été sévèrement réprimandée. Jésus m’a dit de lui répondre selon ce qu’il m’avait fait savoir pendant ma prière. Je l’ai fait dès que l’occasion s’en est présentée, bien qu’il m’en coûtât beaucoup.

Aujourd’hui, pendant un court instant, j’ai éprouvé la souffrance de la couronne d’épines. Je priais devant le Très Saint Sacrement à l’intention d’une âme et j’ai brusquement senti une douleur si fulgurante que ma tête a heurté la balustrade. Ce moment a été bref, mais extrêmement douloureux.

Christ, donne-moi des âmes ! Envoie-moi toutes les épreuves que tu jugeras bon, mais, en échange, donne-moi des âmes ! Je désire le salut des âmes, je désire que les âmes connaissent ta miséricorde. Je n’ai rien pour toi, car j’ai tout donné aux âmes, si bien que, le jour du jugement, je paraîtrai devant toi les mains vides, parce que je leur aurai tout donné. Ainsi, tu ne pourras pas me juger, et nous nous rejoindrons ce jour-là : l’amour et la miséricorde…