Fête de l’Immaculée Conception. Avant la sainte Communion, j’ai vu la Très Sainte Mère, rayonnante d’une incomparable beauté. Elle m’a souri et m’a dit : « Ma fille, sur la recommandation de Dieu, je dois être une mère pour toi d’une manière exclusive et spéciale, mais je désire que, toi aussi, tu sois mon enfant d’une façon spéciale.
Je désire, ma très chère fille, que tu t’exerces à trois vertus qui me sont chères entre toutes et qui sont les plus agréables à Dieu. La première, c’est l’humilité, l’humilité, et encore l’humilité ; la deuxième, c’est la chasteté ; la troisième, c’est l’amour de Dieu. Tu es ma fille, et, comme telle, tu dois particulièrement briller par ces vertus. » À la fin de l’entretien, elle m’a serrée sur son cœur et elle a disparu.
Lorsque je suis revenue à moi, mon cœur a été étrangement attiré par ces vertus, auxquelles je m’exerce fidèlement ; elles sont comme gravées dans mon cœur. Ce jour est un grand jour pour moi : j’ai été plongée dans une contemplation en quelque sorte ininterrompue, parce que le seul souvenir de cette grâce me plongeait dans une nouvelle contemplation. J’ai vécu toute cette journée dans l’action de grâces et je ne l’ai pas terminée, parce que le souvenir de cette grâce faisait à nouveau s’abîmer mon âme en Dieu…
Ô mon Seigneur, mon âme est si misérable, et toi, tu t’abaisses jusqu’à elle avec tant de bienveillance ! Je vois clairement ta grandeur et ma petitesse. C’est pourquoi je me réjouis que tu sois si puissant et infini, et je me réjouis immensément que moi, je sois toute petite.
Christ souffrant, je vais à ta rencontre. Comme je suis ton épouse, je dois être semblable à toi. Ton manteau d’opprobre doit me couvrir, moi aussi. Ô Christ, tu sais avec quelle ardeur je désire être semblable à toi. Fais que j’aie part à toute ta Passion ; que toute la douleur se déverse dans mon cœur. J’ai confiance que tu accompagnes cela en moi à ta manière.