• C’est avec une grande ferveur que je me suis préparée à célébrer la fête de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu. J’ai veillé davantage au recueillement de mon esprit et j’ai médité sur son privilège exclusif. Aussi mon cœur s’abîmait-il entièrement en elle, rendant grâce à Dieu d’avoir accordé à Marie cet immense privilège.

Je me suis préparée non seulement en récitant en communauté la neuvaine que fait toute la Congrégation, mais je me suis aussi appliquée individuellement à la vénérer mille fois par jour, en disant en son honneur mille Je vous salue, Marie tous les jours, pendant neuf jours.

  • C’est déjà la troisième fois que je dis à la Mère de Dieu cette neuvaine qui consiste à réciter mille Je vous salue, Marie par jour. Ce sont donc neuf mille Ave Maria qui constituent l’ensemble de cette neuvaine. J’ai déjà fait cette neuvaine trois fois au cours de ma vie, dont deux pendant mes retraites – ce qui ne m’a pas empêchée de m’accomplir avec le plus grand soin – et jamais pendant mes exercices de piété, c’est-à-dire durant la sainte messe ou la bénédiction. J’ai même récité une fois cette neuvaine alors que j’étais à l’hôpital. Quand on veut, on peut. Sauf durant les récréations, je n’ai fait que prier et travailler, et je n’ai prononcé, ces jours-ci, aucune parole qui ne soit absolument nécessaire. Je dois néanmoins admettre que tout cela exige de l’attention et des efforts, mais on ne saurait rendre trop d’honneur à l’Immaculée.