Le 30 novembre . Ce soir, alors que je montais l’escalier, j’ai été prise d’un étrange découragement pour tout ce qui est divin. J’ai alors entendu Satan me dire : « Ne pense plus du tout à cette œuvre. Dieu n’est pas aussi miséricordieux que tu le dis. Ne prie pas pour les pécheurs, parce qu’ils seront damnés de toute façon, et tu cours toi-même le risque d’être damnée, à cause de cette œuvre de miséricorde. Ne parle jamais de la miséricorde de Dieu à tes confesseurs, particulièrement à l’abbé Sopoćko et au père Andrasz. » Ici, la voix s’est métamorphosée en la figure de mon Ange gardien. Au même moment, j’ai répondu : « Je sais qui tu es : le père du mensonge Le Christ appelle Satan « le père du mensonge » (cf. Jn 8, 44). ! » J’ai fait le signe de la sainte croix, et cet ange a disparu avec bruit et fureur.

Aujourd’hui, le Seigneur m’a fait savoir intérieurement qu’il ne m’abandonnerait pas. Il m’a fait connaître sa majesté et sa sainteté, son amour et sa miséricorde envers moi, mais aussi la profondeur de ma misère. Pourtant, cette grande misère ne m’a pas fait perdre confiance, bien au contraire : plus je prenais conscience de l’étendue de ma misère, plus ma confiance en la miséricorde divine s’affermissait. J’ai compris que tout dépend du Seigneur et je sais que personne ne touchera un seul de mes cheveux, si lui ne le veut pas.

Aujourd’hui, pendant que je recevais la sainte Communion, j’ai remarqué qu’il y avait dans le calice une Hostie vivante, et le prêtre me l’a donnée. Quand je suis revenue à ma place, j’ai demandé au Seigneur : « Pourquoi une seule des hosties est-elle vivante, alors que tu es vivant de la même manière dans toutes les hosties ? » Le Seigneur m’a répondu : « Oui, ma fille, je suis le même dans toutes les hosties, mais toutes les âmes ne me reçoivent pas avec une foi aussi vivante que la tienne. C’est pourquoi je ne peux pas agir dans leurs âmes comme dans la tienne. »

En assistant à la sainte messe que célébrait l’abbé Sopoćko, j’ai vu l’Enfant Jésus. Il a touché du doigt le front de ce prêtre et m’a dit : « Sa pensée est étroitement unie à la mienne. Sois donc rassurée pour ce qui est de mon œuvre. Je ne le laisserai pas se tromper. Et toi, ne fais rien sans sa permission. »

  • Aujourd’hui, Jésus me donne la profonde connaissance de lui-même, de son amour le plus tendre pour moi et de sa protection, en me faisant comprendre que tout dépend de sa volonté, qu’il permet certaines difficultés uniquement pour notre mérite, afin que notre fidélité se manifeste clairement. En même temps, la force m’a été donnée de supporter mes souffrances et de renoncer à moi-même.

Aujourd’hui, c’est la vigile de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie. Pendant le déjeuner, Dieu m’a fait connaître en un instant la grandeur de ma destinée, autrement dit, il m’a fait expérimenter la proximité de Dieu qui ne me sera pas ôtée dans l’éternité. Il l’a fait d’une façon si vivante et si nette que je suis restée longtemps abîmée dans sa vivante présence, m’humiliant devant sa grandeur.