J.M.J. Mon Dieu, je t’aime.

Sœur Faustine du Très Saint Sacrement

Cracovie, le 20 octobre 1937.

  • Je te salue, ô Pain des anges, Avec une foi profonde, espérance et amour Du plus profond de mon âme, je t’adore Bien que je ne sois que néant.

Je te salue, ô Dieu caché, De tout mon cœur, je t’aime. Les voiles du mystère ne sont pas un obstacle pour moi : Je t’aime comme les élus dans le ciel.

Je te salue, ô Agneau de Dieu, Toi qui enlèves les péchés de mon âme, Toi que, chaque matin, je reçois dans mon cœur, Et toi m’aides pour mon salut.

J.M.J. Cracovie, le 20 octobre 1937. Cinquième journal

Ô mon Dieu, que tout ce qui est en moi t’adore, mon Créateur et mon Seigneur ! Avec chaque battement de mon cœur, je désire glorifier ton insondable miséricorde. Je désire parler aux âmes de ta bonté et les inciter à avoir confiance en ta miséricorde. C’est ma mission, la mission que tu m’as donnée toi-même, Seigneur, dans cette vie et dans l’autre.

Aujourd’hui, nous commençons une retraite de huit jours. Jésus, mon Maître, aide-moi à faire les saints exercices de la retraite avec le plus grand zèle. Que ton Esprit me conduise, ô mon Dieu, à une plus profonde connaissance de toi ainsi qu’à une plus profonde connaissance de moi-même, car je t’aime, Seigneur, dans la mesure où je te connais, et je ne me mépriserai que dans la mesure où j’aurai connaissance de ma misère. Je sais que tu ne me refuseras pas ton aide, Seigneur. Je désire être sainte à la fin de cette retraite, même si les regards humains, y compris les yeux de mes supérieures, ne le remarquent pas. Je m’abandonne entièrement à l’action de ta grâce. Que ta volonté, Seigneur, s’accomplisse entièrement en moi.