• Quand sœur Dominika Sœur Dominika – Józefa Szymańska (cf. Notes finales). est morte cette nuit, vers une heure, elle est venue me le faire savoir. J’ai ardemment prié pour elle. Ce matin, les sœurs m’ont dit qu’elle était décédée. J’ai répondu que je le savais, parce qu’elle était venue me voir. La sœur infirmière La sœur infirmière était alors sœur Chryzostoma Korczak . m’a demandé de l’aider à habiller la défunte. Lorsque je suis restée seule avec elle, le Seigneur m’a fait comprendre qu’elle souffrait encore au purgatoire. J’ai donc redoublé mes prières à son intention, mais, alors que je prié toujours avec une grande ferveur pour nos sœurs défuntes, j’ai confondu les jours, et, au lieu d’offrir trois jours de prières, comme nous le prescrit la règle, je n’en ai offert que deux. Le quatrième jour, cette sœur m’a fait savoir que je lui devais encore des prières et qu’elles lui étaient vraiment nécessaires. J’ai immédiatement offert toute la journée à son intention, et pas seulement cette journée, mais plusieurs, comme me le dictait l’amour du prochain.

Comme sœur Dominika paraissait très belle après sa mort, et ne donnait pas l’impression d’être un cadavre, certaines sœurs se sont demandé si elle n’était pas en léthargie. L’une d’elles m’a proposé d’aller chercher un petit miroir et de le lui mettre devant la bouche, parce que, si elle était vivante, il se couvrirait de buée. J’ai acquiescé et nous avons fait ce que nous avions dit. Nous avons eu l’impression que le miroir s’était embué, mais ce n’était pas vrai. Le Seigneur m’a fait savoir combien ceci lui avait déplu et j’ai été sévèrement réprimandée et sommée de ne plus jamais agir contre mon intime conviction. Je me suis profondément abaissée devant le Seigneur et je lui ai demandé pardon.

Je vois un prêtre que Dieu aime beaucoup, mais que Satan hait terriblement, parce qu’il conduit un grand nombre d’âmes à une grande sainteté et ne se préoccupe que de la gloire de Dieu. Je prie Dieu de ne pas perdre patience envers ceux qui ne cessent de s’opposer à lui. Là où Satan ne peut nuire lui-même, il se sert des hommes.

Le 19 novembre . Aujourd’hui, après la sainte Communion, Jésus m’a dit combien il désire venir dans le cœur des hommes : « Je désire m’unir aux âmes des hommes. C’est mon délice de m’unir aux âmes. Sache, ma fille, que, lorsque je viens dans le cœur des hommes par la sainte Communion, j’ai les mains remplies de toutes sortes de grâces que je désire donner, mais les âmes ne font pas attention à moi : elles me laissent seul et s’occupent d’autre chose. Comme cela m’attriste de voir que les âmes n’ont pas compris l’amour ! Elles se conduisent envers moi comme envers une chose morte. » J’ai répondu à Jésus : « Ô Trésor de mon cœur, unique objet de mon amour, délices de mon âme ! Je veux t’adorer dans mon cœur comme tu es adoré sur le trône de ta gloire éternelle. Je veux, par mon amour, te dédommager, au moins en partie, de la froideur d’un si grand nombre d’âmes. Jésus, voici mon cœur qui est une demeure pour toi seul ; personne d’autre n’y a accès. Repose-toi en lui comme dans un beau jardin. »

Ô mon Jésus, au revoir ! Je dois aller à ma tâche, mais je te prouverai mon amour par des sacrifices. Je n’en omettrai aucun et je ne laisserai échapper aucune occasion d’en faire. Lorsque je suis sortie de la chapelle, la mère supérieure m’a dit : « Vous n’irez pas au cours de catéchisme Cf. note 314 . , mais vous serez de service. » – « Bien » ai-je répondu. Jésus, durant toute la journée, j’ai eu des occasions particulièrement nombreuses de faire des sacrifices. Je n’en ai manqué aucune, grâce à la force d’âme que j’ai puisée dans la sainte Communion.

Il y a des moments dans la vie où l’âme est dans un tel état qu’il semble qu’elle ne comprend plus le langage humain. Tout la tourmente et rien ne peut l’apaiser, sinon une ardente prière. C’est dans une prière fervente que l’âme trouve la consolation. Même si elle voulait chercher des explications auprès des créatures, celles-ci ne feraient que la plonger dans une plus grande inquiétude.

  • Au cours d’une prière, j’ai su combien l’âme du père Andrasz est agréable à Dieu. C’est un véritable enfant de Dieu. Rares sont les âmes dans lesquelles cette filiation avec Dieu se manifeste aussi nettement. Cela est dû au fait qu’il a une dévotion particulière envers la Mère de Dieu.

Ô mon Jésus, malgré mon impatience, je dois aller lentement pour ne pas gâcher ton œuvre par ma précipitation. Ô mon Jésus, tu me permets de connaître tes mystères et parce que je les transmette à d’autres âmes. Dans peu de temps, la possibilité d’agir s’ouvrira à moi. Au moment où sa destruction semblera complète, ma mission commencera sans plus rencontrer d’obstacles. Telle est la volonté de Dieu, et elle ne changera pas. Beaucoup de personnes y seront opposées, mais rien n’y fera, la volonté de Dieu ne changera pas.

Je vois l’abbé Sopoćko : je vois combien son esprit est occupé et combien il travaille pour la cause de Dieu L'abbé Michał Sopoćko entreprenait alors des démarches auprès des autorités ecclésiastiques, qui avaient pour objet la propagation du culte de la Miséricorde Divine, l'institution de la fête de la Miséricorde Divine et la fondation d'une nouvelle congrégation. , afin de soumettre les souhaits de Dieu aux autorités de l’Église. Grâce à ses efforts, une nouvelle lumière brillera dans l’Église de Dieu pour la consolation des âmes. Pour l’instant, son âme est pleine d’amertume, comme si telle était la récompense de ses efforts pour Dieu, mais il n’en sera pas toujours ainsi. Je vois sa joie, que rien ne pourra troubler : Dieu lui accordera une partie de cette joie dès ici-bas. Je n’ai pas rencontré d’âme qui se distinguât par une telle fidélité à Dieu.

Aujourd’hui, pendant le dîner, au réfectoire, j’ai ressenti le regard de Dieu scruter le fond de mon cœur. Une présence si vivante a pénétré mon âme que, pendant un instant, je ne savais plus où j’étais. La douce présence de Dieuondait mon âme, si bien que, par moments, je ne comprenais pas ce que les sœurs me disaient.

Tout ce qu’il y a de bon en moi est l’œuvre de la sainte Communion. Je lui suis redevable de tout. Je sens que ce feu sacré m’a complètement transformée. Ah ! comme je me réjouis d’être une demeure pour toi, Seigneur ! Mon cœur est un sanctuaire où tu demeures continuellement…