Sixième jour. Ô mon Dieu, je suis prête à faire ta volonté. Quelle que soit la façon dont tu me diriges, je te bénirai. Quoi que tu exiges, je l’accomplirai, avec l’aide de ta grâce. Quelle que soit ta sainte volonté sur moi, je l’accepte de tout mon cœur et de toute mon âme, sans prêter attention à ce que me suggère ma nature corrompue.

En passant, un jour, à côté d’un groupe de gens, j’ai demandé au Seigneur : « Est-ce qu’ils sont tous en état de grâce ? Je n’ai pas ressenti tes souffrances. » Jésus m’a répondu : « Ce n’est pas parce que tu n’as pas ressenti mes souffrances que tous doivent être en état de grâce. Si je te fais parfois sentir l’état de certaines âmes et que je te donne la grâce de souffrir, c’est uniquement parce que je me sers de toi comme d’un instrument pour leur conversion. »

Là où il y a la véritable vertu, il doit obligatoirement y avoir aussi le sacrifice : toute la vie doit être un sacrifice. Les âmes ne peuvent être utiles que par le sacrifice. Mes relations avec mon prochain peuvent faire honneur à Dieu par mon abnégation, mais ce sacrifice doit être imprégné de l’amour de Dieu, parce que c’est dans cet amour que tout se concentre et prend de la valeur.

« Souviens-toi qu’à la fin de cette retraite, j’agirai envers toi comme envers une âme parfaite. Je veux t’avoir dans la main comme un instrument maniable, apte à accomplir mes œuvres. »

Ô Seigneur, toi qui pénètres tout mon être ainsi que les profondeurs les plus secrètes de mon âme, tu vois que je ne désire que toi et l’accomplissement de ta sainte volonté. Je ne me laisserai arrêter par aucune difficulté, aucune souffrance, aucune humiliation, aucun respect humain.

« Ta ferme résolution de devenir sainte m’est très agréable. Je bénis tes efforts et je te donnerai l’occasion de te sanctifier. Sois vigilante, afin de ne laisser échapper aucune des occasions de sanctification que te présentera ma Providence. Si tu ne réussis pas à profiter d’une occasion, ne perds pas ta sérénité, mais abaisse-toi profondément devant moi et, avec une grande confiance, plonge-toi tout entière dans ma miséricorde. Tu gagneras ainsi plus que tu n’auras perdu, car on donne généreusement à une âme humble, plus qu’elle ne demande elle-même… »