Cinquième jour. Ce matin, après être entrée dans la chapelle, j’ai compris que la mère supérieure avait subi un désagrément à cause de moi. Cela m’a été très douloureux. Après la sainte Communion, j’ai posé ma tête sur le très saint cœur de Jésus et j’ai dit : « Ô mon Seigneur, je t’en prie : fais en sorte que toute la consolation que j’éprouve dans mon cœur grâce à ta présence se répande dans l’âme de ma supérieure bien-aimée, qui a eu des désagréments à cause de moi, sans que je le sache. »

Jésus m’a consolée en disant que cela a été profitable à nos deux âmes. J’ai néanmoins supplié le Seigneur de daigner faire en sorte que personne ne souffre à cause de moi, parce que mon cœur ne peut le supporter.

Ô blanche Hostie, tu préserves la blancheur de mon âme. Je redoute le jour où je pourrais ne pas te recevoir. Tu es le Pain des anges et donc, aussi, le Pain des vierges.

Jésus, mon modèle le plus parfait, je passerai ma vie le regard fixé sur toi, marchant sur tes traces, adaptant ma nature à ta grâce, suivant ta très sainte volonté et la lumière qui éclaire mon âme, entièrement confiante en ton aide.