Le 30 [août 1937]. L’abbé Sopoćko est parti ce matin. Lorsque je me suis plongée dans une prière de remerciement pour l’immense grâce d’avoir pu le voir, j’ai soudain été unie de façon particulière au Seigneur, qui m’a dit : « C’est un prêtre selon mon cœur, et ses efforts me sont agréables. Tu vois, ma fille, que ma volonté doit s’accomplir et que je tiens ce que je t’ai promis. Par son intermédiaire, je répands des consolations dans des âmes souffrantes et tourmentées. Par lui, il m’a plu de répandre la vénération envers ma miséricorde . Par cette œuvre de miséricorde, il rapprochera de moi plus d’âmes qu’il ne le ferait en donnant l’absolution jour et nuit jusqu’à la fin de sa vie, parce qu’ainsi, son action durera jusqu’à la fin du monde. »
J’avais commencé à dire la neuvaine pour obtenir de voir l’abbé Sopoćko, mais Dieu m’a accordé cette grâce avant même que j’aie fini de la réciter.
Ô mon Jésus, j’ai peu profité de cette grâce, mais cela ne dépendait pas de moi, encore que, d’un autre côté, cela dépendait de moi pour beaucoup.
- Pendant cet entretien, j’ai eu connaissance de son âme tourmentée. C’est une âme crucifiée qui ressemble au Sauveur. Là où elle attend légitimement la consolation, elle trouve la croix. Elle vit entourée d’un grand nombre d’amis, mais n’a personne, hormis Jésus. C’est ainsi que Dieu dépouille l’âme qu’il aime de façon tout à fait spéciale.
Aujourd’hui, j’ai entendu ces paroles : « Ma fille, sois toujours comme un enfant envers ceux qui tiennent ma place, sinon, tu ne bénéficieras pas des grâces que je t’envoie par leur intermédiaire. »