Le 15 août 1937. Instructions du père Andrasz. « Ces moments de sécheresse et de conscience de sa propre misère que Dieu permet font connaître à l’âme combien elle a peu de pouvoir par elle-même. Ils vous apprendront combien il faut apprécier les grâces de Dieu. Deuxièmement : il faut être fidèle à vos exercices spirituels et à vos devoirs, d’une manière générale être fidèle en tout, comme dans les moments de joie. Troisièmement : pour ce qui est de ces choses, vous devez être parfaitement obéissante à l’archevêque Cf. PJ 585. . On peut cependant, de temps à autre, lui rappeler ces choses, mais calmement. Un peu d’amère vérité est parfois nécessaire. »
À la fin de notre entretien, j’ai prié le père de me permettre d’être en relation avec le Seigneur Jésus comme auparavant. Il m’a répondu : « Je ne peux pas donner d’ordres au Seigneur Jésus, mais s’il vous attire lui-même et si vous pouvez suivre cette attirance. Toutefois, n’oubliez jamais de garder une profonde vénération, parce qu’il est un grand Seigneur. Si vous cherchez véritablement en tout cela la volonté de Dieu et que vous désirez l’accomplir, vous pouvez être tranquille, car Dieu ne permettra pas que vous vous écartiez du chemin. Quant à vos souffrances et à vos mortifications, vous m’en rendrez compte la prochaine fois. »
Le 15 août 1937. Pendant la méditation, j’ai été vivement pénétrée de la présence de Dieu et j’ai connu l’allégresse de la Très Sainte Vierge au moment de son assomption… Vers la fin de cette cérémonie C'était l'acte de l'élection de Notre-Dame de la Miséricorde pour la supérieure générale de la Congrégation. Cet acte a été accompli pour la première fois par la supérieure générale, mère Michaela Moraczewska, et toutes les supérieures de la Congrégation, le 5 août 1937, dans la maison générale de Varsovie, rue Żytnia. Ensuite, le 15 août 1937, le même acte a été répété par les sœurs dans toutes les maisons de la Congrégation. célébrée en l’honneur de Mère de Dieu, j’ai vu la Très Sainte Vierge qui m’a dit : « Ah ! que l’hommage de votre amour m’est agréable ! » Et, au même instant, elle a couvert de son manteau toutes les sœurs de notre Congrégation. Elle nous a serrées contre son cœur, la mère générale Michaela de son bras droit, et moi de son bras gauche, tandis que toutes les sœurs étaient à ses pieds, abritées sous son manteau. La Mère de Dieu a alors déclaré : « Chacune qui persévérera dans le zèle jusqu’à la mort dans ma Congrégation évitera le feu du purgatoire. Je désire que chacune se distingue par les vertus suivantes : l’humilité, la douceur, la pureté, l’amour de Dieu et du prochain, la compassion et la miséricorde. » Après ces paroles, la Congrégation a disparu de ma vue et je suis restée seule avec la Très Sainte Mère. Elle m’a instruite de la volonté de Dieu et m’a appris comment l’appliquer dans la vie, en m’abandonnant totalement à ses très saints vouloirs. Il est impossible de plaire à Dieu, si l’on n’accomplit pas sa sainte volonté. Elle m’a dit : « Ma fille, je te recommande vivement d’exécuter avec fidélité tous les souhaits de Dieu, car c’est ce qui est le plus agréable à son saint regard. Je t’aime vivement que tu te distingues par cette fidélité à accomplir la volonté de Dieu. Place la volonté de Dieu au-dessus de tous les sacrifices et holocaustes ! » Pendant que la Mère du Ciel me parlait, une profonde compréhension de la volonté de Dieu entrait dans mon âme.
Mon Jésus, délices de mon cœur, lorsque mon âme est pénétrée de ta Divinité, j’accepte avec la même égalité d’humeur la douceur et l’amertume, car l’une et l’autre passeront. La seule chose que je garde dans mon âme, c’est l’amour de Dieu. C’est lui auquel j’aspire, et tout le reste n’a que peu d’importance.