J.M.J. Je regarde avec nostalgie le ciel étoilé, De l’insondable firmament le bleu profond. Vers toi, mon Dieu, s’élance mon cœur pur, Des liens de la chair, comme je désire être enfin libre !
Je te contemple avec une grande nostalgie, ô toi ma patrie ! Quand prendra donc fin mon exil ? Ainsi soupire ton épouse, Jésus, Qui se languit de toi à en mourir.
Avec nostalgie je contemple l’empreinte des pas laissée par les saints ; Ils ont traversé ce désert pour arriver dans notre patrie. De leur vertu et conseils, ils m’ont laissé l’exemple. « Patience, ma sœur, disent-ils, tes chaînes tomberont bientôt. »
Mais l’âme languissante n’entend point ces paroles ; Avec ardeur elle désire son Seigneur et son Dieu. Non, elle ne comprend pas le langage des hommes, Car c’est de lui seul qu’elle est éprise.
Mon âme languissante, blessée par l’amour, À travers tout ce qui est créé se fraie un chemin Pour s’unir à l’éternité infinie, À ce Seigneur que mon cœur a épousé.
Ô mon Dieu, permets à mon âme languissante De sombrer en ta divine Trinité. Oh, réponds à mes désirs, je t’en supplie humblement, Le cœur débordant du feu de l’amour.
Aujourd’hui, une jeune fille s’est présentée à la porterie et a demandé à être accueillie parmi nos enfants C'est-à-dire dans la maison d'éducation. Les élèves de la maison étaient couramment appelées « enfants. » , mais il a été impossible de l’admettre. Cette âme avait tellement besoin de notre maison! Pendant la conversation que j’ai eue avec elle, la Passion de Jésus s’est renouvelée en moi. Quand elle est partie, j’ai entrepris l’une des plus grandes mortifications. Quoi qu’il arrive, je ne laisserai pas partir une telle âme, la prochaine fois. Durant les jours, j’ai beaucoup souffert pour elle. Comme je déplore que nos établissements soient si petits et qu’ils ne puissent accueillir un plus grand nombre d’âmes. Mon Jésus, tu sais combien je souffre pour chaque brebis égarée.