Le 21 septembre 1937. Je me suis réveillée plusieurs fois cette nuit et j’ai remercié Dieu brièvement, mais de tout mon cœur, pour les grandes grâces qu’il m’a accordées, à moi, ainsi qu’à notre Congrégation, et j’ai médité sur son immense bonté.

Après avoir communié, je lui ai dit : « Jésus, j’ai tant de fois pensé à toi cette nuit ! » Et Jésus m’a répondu : « Moi aussi, j’ai pensé à toi avant de t’appeler à l’existence. » J’ai demandé : « Jésus, de quelle manière as-tu pensé à moi ? » – « À la manière dont je t’admettrais à mon bonheur éternel ! » m’a répondu Jésus. Après ces paroles, l’amour de Dieu a inondé mon âme et j’ai été perdue d’admiration, en voyant combien Dieu nous aime.

Malgré ma sincère résolution, je suis à nouveau retombée dans la même erreur, et, bien qu’il ne s’agisse que d’une petite imperfection, plutôt involontaire, j’ai ressenti dans mon âme une si vive douleur que j’ai interrompu un instant mes occupations pour aller à la chapelle me jeter aux pieds de Jésus. Je lui ai demandé pardon avec amour et une grande douleur. J’avais d’autant plus honte que, le matin même, après la sainte Communion, pendant ma conversation avec lui, je lui avais promis fidélité. J’ai alors entendu ces paroles : « Sans cette petite imperfection, tu ne serais pas venue vers moi. Sache que, chaque fois que tu viens à moi, en t’abaissant et en demandant pardon, je déverse dans ton âme toute une multitude de grâces. Ton imperfection disparaît alors de mes yeux et je ne vois que ton amour et ton humilité. Tu ne perds rien, mais tu gagnes beaucoup… »

Le Seigneur m’a fait savoir que, si une âme n’accepte pas les grâces qui lui sont destinées, elles sont aussitôt accordées à une autre âme. Ô mon Jésus, fais que je sois digne de recevoir tes grâces, parce que je ne peux rien faire par moi-même. Sans ton aide, je ne suis même pas capable de prononcer dignement ton nom.

Le 25 septembre . Lorsque j’ai compris à quel point les difficultés sont importantes dans toute cette affaire, je suis allée vers le Seigneur et lui ai dit : « Jésus, est-ce que tu ne vois pas qu’on crée des obstacles à ton œuvre ? » Et j’ai entendu ces paroles dans mon âme : « Fais ce qui est en ton pouvoir et ne te préoccupe pas du reste. Ces difficultés révèlent que cette œuvre est la mienne. Sois tranquille, si tu continues à faire tout ce qui est en ton pouvoir. »

Aujourd’hui, j’ai ouvert la porte à la mère supérieure et j’ai su au-dedans de moi qu’elle se rendait en ville au sujet de la Miséricorde Divine Il s'agit probablement de l'impression de brochures contenant la neuvaine, le Chapelet et les Litanies à la Miséricorde Divine. . C’est cette supérieure qui a le plus coopéré à l’œuvre de la miséricorde.

Aujourd’hui, j’ai demandé étourdiment à deux enfants pauvres s’ils n’avaient vraiment rien à manger chez eux. Les enfants sont repartis sans me répondre. J’ai alors compris combien il leur était difficile de parler de leur misère, et j’ai couru derrière eux pour les faire revenir. Je leur ai donné ce que j’ai pu et à quoi j’étais autorisée.

Témoigne-moi, mon Dieu, ta miséricorde, Selon la pitié du cœur de Jésus. Entends mes soupirs et mes prières, Ainsi que les larmes de mon cœur contrit.

Ô Dieu tout-puissant, toujours miséricordieux, Ta pitié n’est jamais épuisée, Et bien que ma misère soit immense comme l’océan, J’ai une confiance absolue en la miséricorde du Seigneur.

Ô Trinité éternelle, Dieu toujours bienveillant, Ta pitié est incommensurable. J’ai donc confiance en l’océan de ta miséricorde. Et je te perçois, Seigneur, bien qu’un voile me sépare de toi.

Que la toute-puissance de ta miséricorde, ô Seigneur, Soit glorifiée dans le monde entier ! Qu’elle ne cesse jamais d’être vénérée ! Ô mon âme, proclame avec ardeur la miséricorde de Dieu !