• Lorsque les mêmes pauvres viennent mendier à la porterie une seconde fois, je les traite avec plus de douceur encore et je ne leur fais pas voir que je sais qu’ils sont déjà venus, afin de ne pas les embarrasser. Ils me parlent alors en toute franchise de leurs maux et de leurs besoins. Sœur N. me dit que l’on ne peut pas se comporter ainsi envers les mendiants, et elle me claque la porte au nez, mais quand elle n’est pas là, je me comporte avec eux comme l’aurait fait mon Maître. On donne parfois davantage en ne donnant rien qu’en donnant beaucoup, mais avec rudesse.

Le Seigneur me fait souvent connaître intérieurement les personnes que je rencontre à la porterie. Un jour, une personne digne de compassion a commencé spontanément à me parler. Profitant de l’occasion, je lui ai fait délicatement comprendre dans quel misérable état se trouvait son âme. Elle est repartie dans de meilleures dispositions.