Acte d’offrande. Jésus, Hostie, je viens à l’instant même de te recevoir dans mon cœur, et, dans cette union à toi, je m’offre au Père comme en hostie expiatoire, m’abandonnant entièrement et complètement à la très miséricordieuse et sainte volonté de mon Dieu. À partir d’aujourd’hui, Seigneur, ta volonté est ma nourriture. Voici tout mon être ; dispose de moi selon ton divin plaisir. Quoi que me donne ta main paternelle, je l’accepterai avec soumission, paix et joie. Quelle que soit la manière dont tu me dirigeras, je suis sans crainte, et, avec l’aide de ta grâce, j’accomplirai tout ce que tu exiges de moi. Désormais, je ne redoute plus aucune de tes inspirations et je ne chercherai plus avec inquiétude où elles me mèneront. Conduis-moi, ô mon Dieu, par les chemins qui te plaisent. J’ai mis toute ma confiance en ta volonté, qui est pour moi l’amour et la miséricorde mêmes. Si tu m’ordonnes de demeurer dans ce couvent, j’y resterai. Si tu m’ordonnes de me mettre à l’œuvre, je le ferai. Si tu me laisses jusqu’à la mort dans l’incertitude quant à cette œuvre, sois béni. Si tu me fais mourir, alors que, humainement parlant, il semblerait nécessaire que je continue à vivre, sois béni. Si tu m’emportes en pleine jeunesse, sois béni. Si tu m’accordes de vivre jusqu’à un âge avancé, sois béni. Si tu me donnes santé et force, sois béni. Si tu me cloues sur un lit de souffrance, même pour toute ma vie, sois béni. Si tu ne me donnes dans la vie que des échecs et des déceptions, sois béni. Si tu permets que mes intentions les plus pures soient blâmées, sois béni. Si tu accordes de la lumière à mon esprit, sois béni. Si tu me laisses plongée dans les ténèbres et dans toutes sortes de tourments , sois béni.
Depuis ce moment, je vis dans une paix très profonde, car le Seigneur lui-même me porte entre ses bras. Lui, le Seigneur d’infinie miséricorde, sait bien que je ne désire que lui seul en tout, toujours et partout.
Prière. Ô Jésus étendu sur la croix, je t’en supplie, accorde-moi la grâce d’accomplir fidèlement la très sainte volonté de ton Père toujours, partout et en tout. Et lorsque la volonté de Dieu me semblera pénible et difficile à réaliser, je t’en supplie, Jésus, que tes plaies répandent sur moi force et puissance et que mes lèvres répètent : « Que ta volonté soit faite, Seigneur ! » Ô Sauveur du monde, épris du salut des hommes, qui, dans le plus cruel des supplices, t’oublies toi-même pour ne penser qu’au salut des âmes, Jésus très compatissant, accorde-moi la grâce de m’oublier moi-même et de ne vivre que pour les âmes, en t’aidant à l’œuvre du salut, selon la très sainte volonté de ton Père…
Le 5 septembre Sœur Faustine s'est trompée : elle a écrit 5 août au lieu de 5 septembre. . Le Seigneur m’a fait comprendre à quel point notre chère mère supérieure me défend contre… par ses prières, et aussi par ses actes. Je te remercie, Jésus, pour cette grâce. Mon cœur saura lui être reconnaissant ; lorsque je suis avec Jésus, je ne l’oublie pas.