Lundi Saint. J’ai prié le Seigneur de me permettre de prendre part à sa douloureuse Passion, afin de la sentir dans mon corps et dans mon âme, autant que peut le faire une créature, et, si cela est possible, d’éprouver toute l’amertume de Jésus. Le Seigneur m’a dit qu’il m’accorderait cette grâce et qu’il me la donnerait de façon particulière, jeudi, après la sainte Communion.

  • Ce soir, un homme encore jeune était à l’agonie et souffrait beaucoup. J’ai commencé à réciter à son intention le chapelet que le Seigneur m’a appris. Je l’ai dit en entier. Comme l’agonie se prolongeait, j’ai voulu commencer les Litanies des Saints, mais j’ai soudain entendu ces mots : « Récite le chapelet ! » J’ai compris que cette âme avait besoin d’une grande aide de la prière et d’une grande miséricorde. Je me suis donc enfermée dans ma chambre, je suis tombée les bras en croix devant Dieu et je me suis mise à mendier la miséricorde pour cette âme. Alors, j’ai ressenti l’immense majesté de Dieu et son immense justice. J’étais glacée d’épouvante, mais je n’ai pas cessé d’implorer Dieu d’accorder sa miséricorde à cette âme. J’ai enlevé la petite croix qui est sur ma poitrine – c’est celle de mes vœux – je l’ai posée sur la poitrine de l’agonisant, et j’ai dit au Seigneur : « Jésus, regarde cette âme avec le même amour que celui avec lequel tu as regardé mon holocauste, le jour de mes vœux perpétuels, et en vertu de la promesse que tu m’as faite pour les agonisants et ceux qui invoqueront ta miséricorde pour eux. » Le mourant a alors cessé de souffrir et il est mort en paix. Ah ! combien nous devrions prier pour les agonisants ! Profitons de la miséricorde divine tant qu’il en est encore temps !