Ô jour éternel, jour tant désiré, 1230 Je t’attends, pleine d’impatience et de nostalgie. Bientôt l’amour soulèvera le voile Et tu deviendras mon salut.

Ô jour merveilleux, moment incomparable ! Jour où, pour la première fois, je verrai mon Dieu, L’Époux de mon âme, le Seigneur des seigneurs. Je sens que la frayeur ne saisira pas mon âme.

Ô jour très solennel, jour d’éclatante lumière ! Jour où l’âme connaîtra Dieu dans sa toute-puissance, Jour où, dans son amour elle sombrera tout entière, Jour où elle saura que les misères de l’exil sont finies.

Ô jour heureux, jour de bénédiction ! Jour où pour toi mon cœur s’embrasera d’un feu éternel ! Je sens déjà ta présence, mais à travers un voile. Dans la vie comme dans la mort, ô Jésus, Tu m’enchantes et me ravis.

Ô jour que j’attends toute ma vie durant ! Je t’espère, mon Dieu, Car c’est toi seul que je désire. Toi seul es dans mon cœur et tout ce qui peut exister ne m’est rien.

Ô jour de délice, jour d’éternelle douceur ! Dieu de grande majesté, mon Époux, Tu sais que, hormis toi, rien ne peut contenter mon cœur virginal. Sur ton doux cœur j’appuie mon front.

[Fin du troisième cahier du Petit Journal]