Le 1 août 1937. Retraite d’un jour. Retraite de souffrances. Ô Jésus, en ces jours de souffrance, je suis incapable de prier. Les tourments de mon âme et de mon corps ont décuplé. Ô mon Jésus, tu vois bien pourtant que ton enfant est malade. Je ne fais pas beaucoup d’efforts, je soumets plutôt ma volonté à celle de Jésus. Ô Jésus, tu es toujours Jésus pour moi !
Lorsque je suis allée me confesser, alors que je ne sais même plus me confesser, le prêtre a immédiatement compris l’état de mon âme et m’a dit : « Vous vous sauverez malgré tout ; vous êtes sur la bonne voie, mais il est possible que [Dieu] ne vous redonne plus l’ancienne lumière et laisse votre âme dans ces ténèbres et ce brouillard jusqu’à votre mort. Soumettez-vous en tout à la volonté de Dieu. »
Aujourd’hui, avant la solennité de l’Assomption, j’ai commencé une neuvaine à la Très Sainte Mère de Dieu à trois intentions: la première, pour que je puisse voir l’abbé Sopoćko ; la deuxième, pour que Dieu hâte la réalisation de cette œuvre ; la troisième, à l’intention de ma Patrie.