- Le 30 [avril 1937]. C’est aujourd’hui le renouvellement des vœux. Dès mon réveil, la présence divine m’a envahie et je me suis sentie un enfant de Dieu. L’amour de Dieu a inondé mon âme. Le Seigneur m’a fait connaître à quel point tout dépend de sa volonté et il m’a dit : « Je désire accorder une indulgence plénière aux âmes qui se confesseront et communieront durant la fête de ma Miséricorde. » Et il a ajouté : « Ma fille, ne crains rien : je suis toujours avec toi, bien de qu’il te semble parfois que je n’y suis pas. Ton abaissement me fait descendre de mon trône élevé et je m’unis étroitement à toi. »
Le 29 [avril 1937]. Le Seigneur m’a instruite des discussions Il est difficile de relier cette phrase du Petit Journal à des réflexions concrètes qui se tenaient au Vatican au sujet de l'institution de la fête de la Miséricorde Divine. Le cardinal Eugenio Pacelli était à cette époque secrétaire d'État auprès du Siège Apostolique. qui ont eu lieu au Vatican au sujet de cette fête ; le cardinal Pacelli y a beaucoup travaillé.
Aujourd’hui, renouvellement, c’est-à-dire profession des vœux, et cérémonie solennelle. Pendant que les sœurs prononçaient leurs vœux, j’ai entendu les anges chanter : Saint, Saint, Saint sur différents tons. La beauté de ce chant ne peut pas être exprimée dans le langage humain.
Cet après-midi, j’ai eu une conversation avec mère Maria Józefa, ma maîtresse bien-aimée. Nous avons fait le tour du jardin, et nous avons parlé, sans toutefois entrer dans les détails. C’est toujours la même chère maîtresse, bien qu’elle soit déjà plus maîtresse des novices, mais supérieure, et que, moi, j’aie prononcé mes vœux il y a dix ans déjà. Elle m’a dit qu’une âme de religieux ne pouvait pas vivre sans croix et elle m’a révélé une souffrance que j’ai éprouvée à Varsovie, alors que je ne lui en avais jamais parlé. Toutes les grâces que j’ai reçues quand j’étais encore au noviciat, ont surgi devant les yeux de mon âme. Ah, combien je lui suis reconnaissante ! Lorsque mon âme était plongée dans les ténèbres et qu’il me semblait que j’étais damnée, c’est elle qui m’a arrachée du gouffre par la force de l’obéissance.
Mon âme est souvent obscurcie par la souffrance, et aucun être humain ne peut comprendre ces tourments.