Le 13 avril 1937. Aujourd’hui, je dois rester alitée toute la journée. J’ai été saisie d’une violente toux qui m’a tellement affaiblie que je n’ai pas la force de marcher. Mon esprit brûle d’accomplir les œuvres de Dieu, mais mes forces physiques m’ont abandonnée. En ce moment, Seigneur, je n’arrive pas à percer tes intentions, aussi je répète dans un acte de volonté pleine d’amour : « Fais de moi ce qui te plaît. »
Bien que les tentations soient fortes, que toute une vague de doutes assaille mon âme et que le découragement me guette, le Seigneur affermit ma volonté, si bien que toutes les tentatives de l’ennemi se brisent contre elle comme sur un rocher. Je vois à quel point Dieu m’aide en m’accordant sa grâce fortifiante, qui me soutient constamment. Je suis très faible et je dois tout à la seule grâce de Dieu.
- Quand, un jour, j’ai décidé de m’exercer à une vertu, je suis tombée dans le défaut contraire à cette vertu dix fois plus souvent que les autres jours. Le soir, pendant que je réfléchissais à la cause de mes chutes, j’ai entendu ces mots : « Tu as trop compté sur toi-même et trop peu sur moi. » Et j’ai compris la cause de mes chutes.