J.M.J. Cracovie, le 1 mars 1937.

  • Troisième brouillon

Dieu et les âmes. Que toutes les créatures glorifient et adorent la miséricorde de Dieu pour les siècles des siècles !

  • O mon Seigneur et mon Dieu, tu m’ordonnes d’écrire au sujet des grâces que tu m’accordes. O mon Jésus, si mes confesseurs Le pluriel « confesseurs » semble indiquer que sœur Faustine a reçu l'ordre d'écrire son Petit Journal non seulement de l'abbé Sopoćko, mais aussi du père Józef Andrasz s.j. ne m’avaient pas expressément ordonné d’écrire ce qui se passe dans mon âme, je n’écrirais pas un seul mot de ma propre initiative. Si je parle de moi, c’est sur l’ordre formel de la sainte obéissance.

  • Honneur et gloire à toi, ô Très Sainte Trinité, Dieu éternel ! Que la miséricorde qui jaillit de tes entrailles nous protège de ta juste colère ! Que la gloire de ton inconcevable miséricorde éclate ! Toutes tes œuvres, ô Seigneur, sont marquées du sceau de ton infinie miséricorde.

Le 1 mars 1937.

Le Seigneur m’a fait comprendre à quel point une âme bavarde lui déplaît: « Je ne trouve pas de repos dans une telle âme. Le bruit incessant me fatigue et, dans ce bruit, l’âme ne discerne pas ma voix. »

Aujourd’hui, j’ai demandé à Jésus de pouvoir rencontrer une personne : ce devait être pour moi le signe que le Seigneur l’appelle à entrer dans ce couvent. Je l’ai rencontrée ; j’ai compris que cette âme avait la vocation et j’ai prié Jésus de daigner la former lui-même. J’ai souvent parlé avec elle de la vocation. Le Seigneur fera le reste.

  • Le 5 mars 1937. Aujourd’hui, j’ai ressenti la Passion du Seigneur Jésus dans mon corps pendant un temps assez long. C’est une douleur immense, mais j’offre tout pour les âmes immortelles.

Aujourd’hui, le Seigneur m’a rendu visite : Il m’a serrée sur son cœur et m’a dit : « Repose-toi, mon enfant. Je suis toujours avec toi. »