• À trois heures, j’ai prié, les bras en croix, pour le monde entier. Jésus achevait déjà sa vie mortelle. J’ai entendu ses sept paroles, puis il m’a regardée et m’a dit : « Fille bien-aimée de mon cœur, tu m’es un soulagement dans mon terrible supplice. »

Jésus m’ordonne de faire une neuvaine avant la fête de la Miséricorde, et je dois la commencer aujourd’hui pour implorer la conversion du monde entier et la reconnaissance de la miséricorde divine, « afin – a dit Jésus – que toutes les âmes glorifient ma bonté. Je désire que mes créatures aient confiance en moi. Incite les âmes à une immense confiance en mon insondable miséricorde. Que l’âme faible et pécheresse ne craigne pas de s’approcher de moi, car, même si elle compte plus de péchés qu’il n’y a de grains de sable sur la terre, tout sombrera dans l’océan de ma miséricorde. »

Lorsque Jésus a rendu son dernier soupir, mon âme s’est brisée de douleur et, pendant un long moment, je n’ai pas pu me ressaisir. J’ai trouvé dans les larmes une sorte de soulagement. Celui que mon cœur aime agonise. Qui peut comprendre ma douleur ?

À l’approche du soir, j’ai entendu, à la radio, des chants, plus exactement des Psaumes chantés par des prêtres La radio polonaise transmettait les cérémonies liturgiques de la Semaine Sainte. . J’ai fondu en larmes, parce que toute ma douleur s’est renouvelée dans mon âme et je pleurais sans parvenir à me calmer. J’ai alors entendu une voix dans mon âme : « Ne pleure pas ! Je ne souffre plus. Pour la fidélité avec laquelle tu m’as accompagné dans la Passion et la mort, ta propre mort sera solennelle et je t’accompagnerai en cette dernière heure. Perle bien-aimée de mon cœur, je vois ton amour si pur, plus pur que celui des anges ; plus pur, parce qu’il luttes. Je bénis le monde entier pour toi. Je vois tes efforts pour moi et ils ravissent mon cœur. »

Après ces paroles, j’ai cessé de pleurer et j’ai remercié le Père céleste de nous avoir envoyé son Fils, et aussi pour l’œuvre de la Rédemption du genre humain.

  • J’ai fait une heure d’adoration en remerciement pour toutes les grâces qui m’ont été accordées et pour une maladie. La maladie aussi est une grande grâce. J’ai été malade durant quatre mois, mais je ne me rappelle pas avoir perdu une seule minute : tout a été pour Dieu et pour les âmes. Je désire lui être fidèle partout.

Au cours de cette adoration, j’ai reconnu avec quelle vigilance et quelle bonté Jésus a veillé sur moi et m’a gardée de tout mal. Jésus, je te remercie tout particulièrement de m’avoir visitée dans ma solitude et je te remercie d’avoir inspiré à mes supérieures de m’envoyer faire cette cure. Accorde-leur, Jésus, la toute-puissance de ta bénédiction et compense tous les frais que je leur ai occasionnés.

Aujourd’hui, Jésus m’ordonne de consoler et de rassurer une âme qui s’est ouverte à moi et m’a confié ses difficultés. Cette âme est agréable au Seigneur, mais elle-même ne le sait pas. Dieu la maintient dans une profonde humilité. J’ai exécuté l’ordre du Seigneur.

  • Ô mon très doux Maître, mon bon Jésus, je te donne mon cœur ; façonne-le et forme-le à ta guise. Ô Amour inconcevable, je t’ouvre le calice de mon cœur comme un bouton de rose s’ouvre à la fraîcheur de la rosée ; le parfum de la fleur qu’est mon cœur n’est connu que de toi. Ô mon Bien-Aimé, que le parfum de mon offrande te soit agréable. Dieu immortel, mon délice éternel, dès ici-bas, tu m’es le ciel. Que chaque battement de mon cœur soit une nouvelle hymne de gloire pour toi, ô Trinité Sainte ! S’il y avait autant de cœurs qu’il y a de gouttes d’eau dans l’océan et de grains de sable sur la terre, je te les offrirais tous, ô mon Amour, Trésor de mon cœur. Je désire amener à t’aimer tous ceux que je rencontrerai dans ma vie, quels qu’ils soient, ô mon Jésus, ma Beauté, mon Repos, mon unique Maître, Juge, Sauveur et Époux à la fois. Je sais que chacun de ces titres adoucit le suivant : j’ai mis toute ma confiance en ta miséricorde.

  • Mon Jésus, soutiens-moi lorsque viendront les jours sombres et difficiles, les jours d’adversité, les jours d’épreuves, lorsque la souffrance et la lassitude commenceront à accabler mon corps et mon âme. Soutiens-moi, Jésus, donne-moi la force de supporter mes souffrances. Mets une garde à ma bouche, afin qu’il n’en sorte aucune plainte adressée aux créatures. Tout mon espoir, c’est ton cœur très miséricordieux. Je n’ai rien pour ma défense, si ce n’est ta miséricorde ; c’est en elle qu’est toute ma confiance.