Le 30 décembre 1936.
L’année se termine. J’ai choisi la journée d’aujourd’hui pour faire ma retraite mensuelle. Mon esprit s’est plongé dans les bienfaits dont Dieu m’a comblée durant toute cette année. Mon âme a tremblé à la vue de la surabondance des grâces divines. Une hymne de gratitude envers Dieu a jailli de mon âme. Pendant une heure entière, je me suis plongée dans l’adoration et dans l’action de grâces, méditant l’un après l’autre les bienfaits de Dieu ainsi que mes petites insuffisances. Tout ce que cette année contenait s’en est allé dans l’abîme de l’éternité. Rien ne se perd ; je me réjouis que rien ne se perde !